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RDC : les réserves nettes des banques commerciales progressent à 1.450,1 milliards de CDF

Zoom Eco · Kiala Curnis · 19 octobre 2026 · Source originale

Les réserves nettes des banques commerciales en monnaie nationale auprès de la Banque Centrale du Congo (BCC) ont atteint 1.450,1 milliards de francs congolais (CDF) au 9 octobre 2026, en hausse par rapport à la semaine précédente. Selon les données de la BCC, les avoirs des banques commerciales en monnaie nationale se sont établis à 3.601,13 milliards de CDF au 9 octobre, soit une augmentation de 41,1 milliards de CDF en une semaine. Les réserves obligatoires en monnaie nationale étant restées stables à 2.151 milliards de CDF, la progression des avoirs s’est répercutée intégralement sur les réserves nettes des banques, qui se sont également accrues de 41,1 milliards de francs congolais (CDF). Cette hausse traduit une augmentation des liquidités disponibles au-delà des réserves que les banques sont tenues de maintenir auprès de la Banque centrale. Toutefois, la dynamique observée résulte de plusieurs mouvements qui ont affecté la liquidité bancaire au cours de la période. L’injection de liquidités liée aux opérations du Trésor public a été largement compensée par plusieurs facteurs de contraction. Il s’agit notamment du recul des avoirs extérieurs nets, de la ponction opérée par le Bon BCC et de l’augmentation de la circulation fiduciaire. Ces mouvements illustrent le rôle des opérations du Trésor et des instruments de politique monétaire dans l’évolution de la liquidité du système bancaire. Si les opérations publiques peuvent injecter des ressources dans le circuit bancaire, les instruments de la Banque centrale et la demande de monnaie fiduciaire contribuent, à l’inverse, à absorber une partie des liquidités disponibles. Sur le segment des devises, les réserves obligatoires des banques commerciales ont légèrement reculé. Elles se sont établies à 1.270,57 milliards de dollars américains, en baisse de 0,38 million USD par rapport à la semaine précédente. L’excédent de liquidité dans le système bancaire se reflète également dans l’absence d’activité sur le marché interbancaire depuis juin 2026. La dernière activité significative mentionnée remonte au mois de mai, avec un volume de transactions de 84 milliards de CDF. Depuis le début de l’année, le cumul des opérations sur ce marché s’établit à 151 milliards de CDF. Le guichet de prêt marginal de la BCC n’a, lui aussi, enregistré aucune opération depuis juin. Sa dernière intervention, d’un montant de 225 milliards de CDF, remonte à mai 2026, portant le cumul annuel à 275 milliards de CDF. L’inactivité simultanée de ces deux mécanismes s’explique par le fait que les banques disposent de liquidités suffisantes pour couvrir leurs besoins immédiats, réduisant ainsi leur recours aux emprunts entre établissements ou au refinancement auprès de la Banque centrale. Malgré cette absence de transactions récentes, les taux de référence restent fixés à 12,5 % sur le marché interbancaire et à 16,5 % au guichet de prêt marginal. Ces taux constituent des repères pour le coût du financement à court terme entre banques et pour les emprunts auprès de la BCC. Toutefois, en l’absence d’opérations récentes, ils ne traduisent pas nécessairement les conditions effectives auxquelles les banques se financent actuellement sur ces segments. La situation met ainsi en évidence un système bancaire caractérisé par un excédent de liquidité, sans recours récent aux principaux mécanismes de refinancement de la Banque centrale. Pour la politique monétaire, l’enjeu demeure de suivre l’évolution de ces liquidités et leur incidence sur les conditions de financement de l’économie, ainsi que sur les objectifs de stabilité monétaire et des prix. Mitterrand MASAMUNA

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