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CHU Renaissance : Al Kitenge mise sur la digitalisation pour sécuriser la paie de 3.450 agents

Zoom Eco · Kiala Curnis · 19 octobre 2026 · Source originale

Le Directeur général du Centre hospitalier universitaire (CHU) Renaissance, Al Kitenge, entend démontrer qu’un établissement public peut conjuguer performance, transparence et rigueur dans la gestion des ressources financières. À travers la digitalisation du paiement de 3.450 personnes, cette structure hospitalière de Kinshasa expérimente un modèle de gestion destiné à renforcer la traçabilité des fonds et à prévenir les irrégularités administratives. Le Centre hospitalier universitaire (CHU) Renaissance engage une transformation de ses mécanismes de gestion financière, sous la direction d’Al Kitenge, ingénieur et économiste, également contributeur au Plan national de développement sanitaire de la République démocratique du Congo (RDC). Nommé à la tête de cet établissement sur instruction du Ministre de tutelle, Al Kitenge affirme vouloir rompre avec les pratiques qui fragilisent traditionnellement la gestion des institutions publiques. « Dans l’imaginaire collectif, tout ce qui appartient à l’État peut être géré avec légèreté. Le Président de la République et le Ministre voulaient démontrer qu’on peut être public, performant et surtout intègre », a-t-il déclaré. Pour traduire cette ambition en actes, le Directeur général a privilégié la digitalisation des opérations financières, particulièrement le paiement du personnel. Auparavant, les rémunérations étaient versées en espèces, une pratique qui favorisait, selon ses explications, le maintien d’agents fictifs dans les fichiers administratifs et les détournements de salaires. L’établissement s’est ainsi rapproché d’Orange Money pour déployer un dispositif électronique permettant d’identifier les bénéficiaires et d’effectuer les paiements directement sur leurs comptes mobiles. Une réforme axée sur la traçabilité financière Le dispositif concerne actuellement 3.450 personnes, préalablement enregistrées et identifiées à travers leurs numéros Orange. « Ça a permis de nettoyer déjà le fichier de paiement. C’est plus transparent, plus efficace et plus pratique. », a expliqué Al Kitenge. Sur le plan administratif, cette réforme présente plusieurs avantages : la réduction des manipulations d’espèces, la sécurisation des rémunérations et la constitution d’un historique des transactions. Elle permet également de rapprocher les montants décaissés des bénéficiaires effectivement enregistrés, renforçant ainsi les mécanismes de contrôle interne. Malgré les résistances initiales, le Directeur général souligne que le système facilite désormais le versement des rémunérations sans déplacement ni file d’attente. Sur le plan hospitalier, le CHU Renaissance compte actuellement 350 lits occupés et ambitionne d’atteindre une capacité de 2.500 lits à terme. Au-delà de cette expérience, la démarche engagée par Al Kitenge illustre l’intérêt de la transformation numérique dans la gouvernance des établissements publics. En fiabilisant les fichiers du personnel et en assurant la traçabilité des paiements, la digitalisation contribue à réduire les risques de fraude et à renforcer la discipline financière. Cette orientation offre également une piste de modernisation pour d’autres structures publiques confrontées aux défis de gestion des ressources humaines et financières. Associée à des mécanismes rigoureux de contrôle interne, elle permet de faire de la transparence une pratique administrative mesurable, plutôt qu’un simple engagement institutionnel. Pour Al Kitenge, cette expérience constitue une démonstration de la possibilité d’améliorer la gouvernance des établissements publics. « Grâce au travail réalisé avec Orange Money, nous avons démontré que c’est possible d’avoir une gestion publique intègre et efficace. C’est ce dont je suis le plus fier », a-t-il conclu. Cap vers la généralisation des paiements sans espèces et la modernisation des services Dans le prolongement de cette transformation, la direction du CHU Renaissance prépare, dans les prochains jours, la relance des paiements sans espèces au sein de l’établissement. Cette nouvelle étape s’accompagne d’innovations développées avec Lax Technologies, une start-up locale, pour améliorer la communication entre l’hôpital et les familles des patients. Le dispositif vise notamment à garantir une meilleure transparence dans les échanges d’informations relatives à leur prise en charge. Sur le volet financier, la collaboration avec EQUITYBCDC et Flexpaie permettra aux usagers d’effectuer leurs paiements par carte bancaire ou à travers les services de Mobile Money. L’intégration de ces solutions numériques devrait contribuer à simplifier les transactions, à réduire la circulation des espèces et à renforcer le suivi des recettes hospitalières. Pour l’administration dirigée par Al Kitenge, cette évolution marque une nouvelle étape dans la modernisation de la gouvernance du CHU Renaissance, en étendant les mécanismes de transparence financière aux relations entre l’établissement, les patients et leurs familles. Flory MUSISWA

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