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Universités dans l’Est : le ministère répond à Mgr Maroy et assure ne pas imposer le départ des étudiants

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 18 octobre 2026 · Source originale

Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations apporte des précisions sur les mesures prises à l’égard des établissements de Goma et de Bukavu. Dans une mise au point de sa cellule de communication, il assure que la circulaire du 9 octobre 2026, consacrée à l’accueil des étudiants et personnels déplacés, ne prescrit aucun départ général vers d’autres provinces. « Organiser l’accueil des personnes déplacées ne signifie pas imposer leur déplacement », souligne le document. Cette clarification répond à la lettre ouverte de l’archevêque métropolitain de Bukavu, Mgr François-Xavier Maroy Rusengo, datée du 10 octobre et intitulée « Remets ton épée au fourreau ». Le ministère dit comprendre les préoccupations exprimées pour l’avenir des étudiants et les souffrances des familles de l’Est, tout en défendant le sens et la portée de ses décisions. Des mesures limitées à onze établissements publics Selon le ministère, les mesures conservatoires sont ciblées, temporaires et limitées à onze établissements publics. Il les justifie par les nominations effectuées par l’AFC/M23 dans des établissements de Goma et de Bukavu, qu’il considère comme une atteinte à leur gouvernance et aux compétences de la tutelle. Il soutient que l’occupation ne confère aucune compétence administrative ou académique au mouvement armé ni au Rwanda, qu’il désigne comme son soutien. Le ministère affirme que ces dispositions visent à préserver la régularité des cursus et la valeur des diplômes. Elles ne constituent, insiste-t-il, ni une fermeture générale de l’enseignement supérieur dans les deux provinces ni un abandon des étudiants vivant dans les zones sous occupation. Il assure également que les acquis académiques régulièrement obtenus restent protégés et qu’aucun étudiant n’est appelé à recommencer son parcours à zéro. Pour les personnes déplacées, la circulaire prévoit notamment la désignation de points focaux, l’examen des admissions et un accompagnement pédagogique. La perte de documents ne doit pas entraîner un rejet automatique des demandes, sous réserve de vérifications complémentaires. Le texte interdit aussi d’exiger, sur justification, un second paiement de frais de même nature déjà acquittés pour la même période et prévoit l’exonération des majorations et pénalités liées au déplacement ou à l’interruption forcée des activités. Un suivi annoncé, des difficultés matérielles reconnues Le suivi du dispositif est confié à un comité de crise placé sous la coordination du Directoire de l’ESURSI. Les établissements doivent transmettre un premier état des personnes accueillies et des besoins identifiés dans les sept jours suivant la réception de la circulaire. Le ministère reconnaît toutefois que les démarches administratives ne suffisent pas à surmonter les difficultés matérielles et sécuritaires des familles, notamment lorsque les déplacements sont impossibles ou trop coûteux. Tout en affirmant respecter la mission pastorale de l’Église, le ministère maintient que la protection des étudiants doit aller de pair avec le respect de la légalité des institutions. « Une université congolaise ne peut devenir un butin de guerre », écrit-il. Il se dit disponible pour une concertation avec l’Église et les partenaires éducatifs afin de faciliter l’application des mesures d’accompagnement et de résoudre les difficultés persistantes. Odon Bakumba The post Universités dans l’Est : le ministère répond à Mgr Maroy et assure ne pas imposer le départ des étudiants appeared first on BETO .

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