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Kinshasa : 16 238 détenus pour 1 500 places à Makala, Guillaume Ngefa annonce des mesures de désengorgement

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 18 octobre 2026 · Source originale

La prison centrale de Makala, à Kinshasa, héberge 16 238 détenus pour une capacité d’accueil de 1 500 personnes, dont plus de 11 000 sont en détention préventive. Face à cette surpopulation carcérale, le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, annonce des mesures visant à accélérer l’examen des dossiers susceptibles de donner lieu à des mises en liberté, dans le respect de la loi. Dans une réaction publiée sur son compte X 15 octobre dernier, au lendemain de sa visite à la prison centrale de Makala, aux côtés du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, le ministre a fait état de conditions de détention préoccupantes et de la nécessité d’identifier des réponses urgentes à la surpopulation carcérale. « Aux côtés du Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde Mambu, je me suis rendu à la prison centrale de Makala afin d’évaluer les conditions de détention et d’identifier les mesures urgentes à mettre en œuvre face à la surpopulation carcérale. Conçue pour accueillir 1 500 personnes, cette prison héberge aujourd’hui plusieurs milliers de détenus, civils et militaires, dont une majorité en détention préventive. La promiscuité, l’état préoccupant des infrastructures et les difficultés d’accès aux soins exigent une réponse rapide et responsable », a-t-il écrit. Parmi les premières mesures évoquées, le ministre de la Justice a salué la décision du procureur général près la Cour de cassation ayant permis la mise en liberté de 108 détenus, après examen de leurs situations respectives. Il a également rappelé qu’il avait accordé, la semaine précédente, une libération conditionnelle à 66 personnes remplissant les conditions prévues par la loi. « Je salue la décision prise ce jour par le Procureur général près la Cour de cassation, ayant permis la mise en liberté de 108 détenus après examen de leurs situations respectives. La semaine dernière, j’avais également accordé une libération conditionnelle à 66 personnes remplissant les conditions prévues par la loi », a-t-il déclaré. Face à cette situation, le ministre entend accélérer l’examen des dossiers pouvant aboutir à des mises en liberté, notamment conditionnelles. Cette démarche, a-t-il insisté, doit se faire dans le strict respect des conditions et des procédures légales. « Notre devoir est de garantir la régularité des détentions, la protection des droits fondamentaux et l’amélioration des conditions de vie dans nos établissements pénitentiaires. Le désengorgement de nos prisons est une nécessité. Il doit être conduit avec rigueur, humanité et dans le plein respect de l’État de droit. » Au-delà du désengorgement, Guillaume Ngefa a souligné la nécessité de protéger les détenus les plus vulnérables. Il a notamment évoqué la situation des femmes incarcérées avec leurs enfants en bas âge et celle des personnes souffrant de troubles mentaux, dont la prise en charge médicale demeure une préoccupation. « Une attention particulière sera portée aux femmes détenues avec leurs enfants en bas âge, ainsi qu’aux personnes souffrant de troubles mentaux. Le respect de la dignité humaine et des droits fondamentaux doit demeurer au cœur de l’action publique, y compris en milieu carcéral. La privation de liberté ne peut jamais signifier la privation de dignité », a-t-il écrit. Selon le directeur de cet établissement pénitentiaire, André Kanza wa Kanza, l’établissement compte 16 238 détenus, dont 299 femmes et 229 enfants en conflit avec la loi. Plus de 11 000 personnes sont en détention préventive. Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a relevé que la population carcérale avait pratiquement doublé depuis sa première visite, passant d’environ 8 000 à plus de 16 000 détenus en une année, sans augmentation du budget de fonctionnement. Face à cette situation préoccupante, le ministre d’État Guillaume Ngefa a insisté sur la nécessité d’accélérer l’examen des dossiers susceptibles de donner lieu à des mises en liberté, notamment conditionnelles, dans le strict respect des conditions et des procédures légales. Il s’est également préoccupé de la présence de personnes souffrant de troubles mentaux en prison et des difficultés liées à leur prise en charge médicale. Silas MUNGINDA The post Kinshasa : 16 238 détenus pour 1 500 places à Makala, Guillaume Ngefa annonce des mesures de désengorgement appeared first on BETO .

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