Hydrocarbures : au Cap, Kinshasa met en avant 22 milliards de barils et la révision de la loi de 2015

La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, conduisait le mardi 13 octobre 2026 la délégation congolaise à la cinquième édition de la Semaine africaine de l’énergie, qui se tient au Cap, en Afrique du Sud, du 12 au 16 octobre, sur le thème « Façonner l’avenir de l’énergie africaine ». Son ministère a rendu compte de son intervention devant les investisseurs. Plus de 22 milliards de barils et trois ensembles géologiques Le chiffre mis en avant est un potentiel de réserves estimé à plus de 22 milliards de barils. Les blocs ouverts à l’exploration se répartissent sur trois ensembles : la Cuvette centrale, les bassins de la branche ouest du Rift est-africain, dont les grabens Tanganyika et Albertine, et le bassin côtier de la façade atlantique. La ministre d’État a invité à sortir de la formule du « scandale géologique », qui désigne le pays depuis des décennies, pour présenter la République démocratique du Congo comme une destination qu’elle dit compétitive, attractive, transparente et crédible pour les capitaux mondiaux. Une banque nationale des données pétrolières L’annonce la plus concrète porte sur un outil. Le ministère présente comme opérationnelle une banque nationale des données pétrolières, destinée à centraliser, conserver et sécuriser l’ensemble des informations géologiques du pays. C’est l’élément qu’un investisseur regarde en premier avant d’engager une campagne d’exploration. La loi de 2015 va être révisée Le pays est engagé dans la révision de la loi n° 15/012 du 1er août 2015 portant régime général des hydrocarbures . La réforme vise, selon le ministère, un cadre fiscal et juridique plus incitatif, lisible et prévisible, plus rigoureux en matière de protection de l’environnement, et axé sur le contenu local et l’émergence d’une expertise nationale. C’est cette même loi de 2015 qui sert de base à l’arrêté sur les stations-service signé ces derniers jours . 600 000 mètres cubes de carburant par mois L’argument de la demande intérieure a été chiffré. Pour une population de près de 120 millions d’habitants, la consommation nationale dépasse 600 000 mètres cubes de carburant par mois. De là un appel aux partenaires sur quatre chantiers : moderniser la chaîne logistique, étendre le réseau de pipelines , accroître les capacités de stockage et développer des unités de raffinage locales. Trois pôles sont cités : le Grand Katanga, le Kongo-Central et Kinshasa. Le ministère résume sa doctrine en une formule : la souveraineté énergétique ne se limite pas à posséder des ressources du sous-sol, elle suppose leur transformation locale en valeur ajoutée, en emplois durables et en compétences pour la jeunesse congolaise. À lire aussi Stations-service : l’arrêté est signé, voici les distances et les normes désormais obligatoires Stations-service : la RDC n’a aucune distance légale Hydrocarbures : le gouvernement projette un nouveau pipeline de 332 km vers Kinshasa Appel d’offres de 11 blocs pétroliers du Graben Tanganyika The post Hydrocarbures : au Cap, Kinshasa met en avant 22 milliards de barils et la révision de la loi de 2015 appeared first on BETO .