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Et voici (enfin) le recensement de la population congolaise!

Congo Independant · B.A.W. · 29 septembre 2026 · Source originale

Au cours d’un briefing co-animé, lundi 28 septembre…2026, par le ministre du Plan et son collègue en charge de la Communication et médias, on a appris le lancement, ce jour, de la deuxième phase du processus de recensement général de la population et de l’habitat en RDC (RGPH2). L’inventaire exhaustif est prévu en juillet 2027. Le dernier dénombrement du corps social remonte à 1985. Au pouvoir pendant dix-huit ans (2001-2019), l’ancien président «Joseph Kabila» n’en avait rien à cirer. Que sont devenus les 81 véhicules remis au ministre du Plan d’alors, Célestin Vunabandi Kanyamihigo, sous le Premier ministre Augustin Matata Ponyo, afin d’accomplir le travail de cartographie ? « Le recensement général de la population constitue une opération scientifique destinée à dénombrer l’ensemble des personnes vivant sur le territoire national, afin de disposer de données fiables pour orienter les politiques de développement économique, social et environnemental », a déclaré le ministre Guylain Nyembo Mbwizya au cours de ce briefing. Et d’expliquer que le dénombrement consiste à compter toutes les personnes qui vivent et résident sur le territoire congolais. Soulignant, au passage, que cette opération va de pair avec la planification du développement au niveau national. Le ministre du Plan souligne, au passage, qu’il sera question d’inventorier les habitats, les immeubles habités ou non, ainsi que les ménages qui s’y trouvent. L’objectif est de connaitre le nombre et la composition de ménages. A Kinshasa, 130.735 aires de dénombrement provisoires ont été identifiées. D’après lui, les cartographes recrutés sont formés, équipés et n’attendent que d’être déployés à travers les 24 communes de la capitale. Qu’en est-il des provinces ? Selon M. Nyembo, les préparatifs se trouvent dans la phase de compilation des candidatures enregistrées en ligne. S’agissant des dossiers personnels déposés sur support physique, il s’est voulu rassurant: « Le recrutement des cartographes s’opère dans la transparence avec l’accompagnement technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA). « Le processus du recensement général est structuré en quatre phases, à savoir la phase préliminaire consacrée à la mise en place des structures, la phase préparatoire actuellement en cours, la phase du dénombrement exhaustif prévue l’année prochaine et, enfin, la phase d’analyse des données collectées », a-t-il expliqué. Le ministre Nyembo appelle l’ensemble des forces vives à accompagner le processus afin de sensibiliser les populations et de faciliter l’accès des agents recenseurs aux différents ménages. Certains citoyens lambda craignent d’ouvrir la porte à des « Kuluna « . Priorité au recensement ou à l’identification ? Lire également : michel-kazadi-lidentification-le-recensement-de-la-population-et-la-justice-constituent-la-pierre-angulaire-de-letat-de-droit/ Le dernier recensement au pays qui s’appelait encore le Zaïre, remonte à 1985. Chaque citoyen avait reçu la Carte d’identité dite « Carte d’identité pour citoyen ». Celle-ci est invalidée par les « libérateurs » autoproclamés de l’AFDL (Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre) dès le 17 mai 1997. Le président Laurent-Désiré Kabila et son « conglomérat d’aventuriers », selon ses propres termes, n’ont rien proposé aux ex-Zaïrois. Sauf la « carte d’électeur » instaurée par « Joseph Kabila » lors de l’élection générale de 2006. Et ce jusqu’à ce jour. Une carte falsifiable à souhait. Pendant ce temps, les membres du parti du peuple pour la reconstruction et démocratie (PPRD) brandissent fièrement leur carte de membre dotée d’une puce électronique. Ouvrons la parenthèse ici. Lors de l’occupation du Territoire d’Uvira, au Sud Kivu par la coalition M23/RDF/Twirwaneho, Red Tabara, en décembre 2025, des témoins ont été surpris de voir les soldats rwandais s’intéresser particulièrement au bureau de l’état civil de la mairie. Est-ce pour effacer les archives touchant à la population ? Est-ce pour y insérer les fameux « Banyamulenge « , ces Banyarwanda/Tutsi qui prétendent être « chez eux » à Minembwe, des terres appartenant au Fuliiro, Bembe, Vira et Nyindu. Selon des témoignages, des pillages d’archives ont été observés dans toutes les villes de l’Est. Sans omettre la capitale. Dieu seul sait combien le président Paul Kagame rêve d’annexer les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu. Fermons la parenthèse. Fonctionnaire au ministère belge de l’Intérieur, le « Belgo-Congolais » Michel Kazadi wa Tshiamala, expert en matière d’état civil, explique la nécessité de donner priorité à l’identification de la population et non au recensement. « Un recensement est une ‘photographie’ figée . L’identification, elle, est dynamique ». Il ajoute : « Une personne identifiée à sa naissance peut-être suivie jusqu’au moment où il aura l’âge de voter ». Pour Kazadi, « on ne peut pas se limiter à compter les habitants du pays ». En octobre 2014, l’Office national d’identification de la population (ONIP) est créé. Adolphe Lumanu Mulenda Bwana Nsefu en fut le premier directeur général. Il sera remplacé par Richard Ilunga Ntumba. Le démarrage du recensement fut annoncé pour début 2015. Coût de l’opération : un demi-milliard de dollars. Question : que sont devenus les 81 véhicules remis à l’époque au ministre Vunabandi sous le « Premier » Matata ? Mission: procéder à la cartographie. B.A.W.

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