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« La Traversée » : à Bruxelles, un événement de plaidoyer pour la reconnaissance des crimes commis en RDC

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 20 octobre 2026 · Source originale

Un événement de solidarité internationale intitulé « La Traversée » s’est tenu le 16 octobre à Bruxelles , consacré au plaidoyer pour la reconnaissance des crimes commis en République démocratique du Congo. L’information est donnée par le Fonds national de réparation des victimes (FONAREV). La rencontre a réuni des chercheurs, des scientifiques, des journalistes, des avocats, une survivante du GENOCOST , des artistes et plusieurs personnalités engagées. Objectif annoncé : éveiller les consciences sur les atrocités et les massacres commis en RDC, et renforcer la mobilisation internationale en faveur de la reconnaissance des crimes perpétrés depuis plusieurs décennies. Selon le FONAREV, cette mobilisation s’inscrit dans la feuille de route du plaidoyer international pour la reconnaissance des crimes commis en RDC, afin de faire entendre la voix des victimes et de contribuer à la lutte contre l’oubli et l’impunité. Pourquoi Bruxelles Le choix de la capitale belge n’est pas neutre dans cette campagne. La Belgique abrite la plus importante diaspora congolaise d’Europe, les institutions de l’Union européenne, et un espace de plaidoyer que les associations congolaises utilisent de longue date. C’est aussi vers l’Europe que la demande de reconnaissance est portée depuis deux ans. Le mouvement avance sur plusieurs fronts. En août, la Première ministre Judith Suminwa recevait le Collectif des élus français originaires de la RDC , qui porte la même demande auprès des autorités françaises et des collectivités territoriales. Une pétition circule également à l’intérieur du pays . Ce que le mot recouvre, et ce qu’il ne recouvre pas encore Le GENOCOST désigne, dans le vocabulaire officiel congolais, le génocide congolais pour des gains économiques. La RDC lui consacre une journée nationale de commémoration, le 2 août , dont la quatrième édition a été célébrée cette année. Sur le plan juridique, la qualification reste à obtenir, et c’est précisément l’objet du plaidoyer. Aucune juridiction internationale n’a à ce jour qualifié de génocide les crimes commis en RDC. Le rapport Mapping des Nations unies, publié en 2010, recense les violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises sur le territoire congolais entre mars 1993 et juin 2003. Une reconnaissance par un État tiers, par un parlement ou par une organisation internationale est un acte politique, distinct d’une condamnation judiciaire, mais qui pèse sur elle. La réparation, l’autre volet du dossier Le FONAREV, qui porte ce plaidoyer, est d’abord l’organisme chargé de réparer. Ses chiffres donnent la mesure du chantier : 1,2 million de victimes potentielles recensées, dont 4 000 seulement homologuées au moment de la commémoration du 2 août. Le fonds a signé début octobre, avec la RDC et la France, une déclaration d’intention portant sur plus de 1,3 million d’euros destinés à améliorer l’accès à la justice et à la réparation des victimes de violences sexuelles en zones de conflit, pour la période 2026-2028. À lire aussi GENOCOST : 1,2 million de victimes recensées, 4 000 indemnisées GENOCOST : le CEFOCK reçu à la Primature, et le précédent français d’une loi en une phrase Génocost : à Kisangani, Patrick Matata sensibilise sur la pétition RDC-France : 1,3 million d’euros contre l’impunité des violences sexuelles The post « La Traversée » : à Bruxelles, un événement de plaidoyer pour la reconnaissance des crimes commis en RDC appeared first on BETO .

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