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Afrique centrale : Rachel Pungu Lwamba désignée rapporteure du bureau du Comité international des hauts fonctionnaires et experts

Zoom Eco · Kiala Curnis · 16 octobre 2026 · Source originale

La République démocratique du Congo (RDC) renforce désormais sa présence au sein des instances régionales de concertation économique. Rachel Pungu Luamba, Directrice générale de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), a été désignée rapporteure du Bureau entrant du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique centrale, à l’occasion de sa 42ème session, organisée à Yaoundé, au Cameroun, du 13 au 15 octobre 2026. Elle obtient ce poste pour un mandat d’un an. Cette désignation intervient dans un contexte marqué par la volonté des pays d’Afrique centrale d’accélérer les réformes économiques, d’améliorer le climat des affaires et de faire du secteur privé un moteur de diversification et de croissance durable. Organisée par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), la 42ᵉ session du Comité intergouvernemental des hauts fonctionnaires et experts de l’Afrique centrale s’est tenue sous le thème : « Accélérer la mise en œuvre des réformes pour dynamiser le secteur privé à mi-parcours de la décennie de la diversification (2021-2030) ». Les assises ont réuni des représentants des Gouvernements, du secteur privé, du monde scientifique, de la société civile ainsi que des partenaires techniques et financiers autour des principaux défis économiques de la sous-région. Le bureau sera présidé par le Cameroun, pays hôte de la session, tandis que la République centrafricaine en assurera la vice-présidence. Cette désignation permet à la RDC de participer davantage aux mécanismes régionaux de concertation sur les politiques économiques et les réformes structurelles. En sa qualité de rapporteure, la représentante congolaise contribuera notamment aux travaux de coordination, à la consignation des délibérations et au suivi des orientations adoptées par cette instance, conformément aux attributions du bureau. Elle offre également au pays une occasion de renforcer sa participation aux initiatives communes visant à améliorer l’attractivité économique de l’Afrique centrale, à faciliter la mobilisation des investissements et à promouvoir une croissance plus inclusive. A cette 42ème session, les échanges ont notamment porté sur les réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité des économies d’Afrique centrale, améliorer l’environnement des affaires et stimuler les investissements privés. Ces échanges s’inscrivent dans la dynamique de diversification économique engagée pour la période 2021-2030, qui vise à réduire la dépendance des économies aux ressources naturelles, tout en favorisant l’industrialisation, la transformation locale et le développement de nouveaux secteurs d’activité. Parmi les priorités abordées, l’on note également l’accès au financement pour les micros, petites et moyennes entreprises (MPME), le développement des chaînes de valeur régionales et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). L’inclusion économique, l’autonomisation des femmes, l’emploi des jeunes et le développement durable ont également occupé une place importante dans les échanges. L’objectif poursuivi est de dégager des réformes concrètes et coordonnées, susceptibles de lever les obstacles à l’entrepreneuriat, de renforcer la confiance des investisseurs et de favoriser la création d’emplois durables dans la sous-région. L’ANAPI au cœur de la promotion des investissements La participation de l’ANAPI à cette rencontre régionale s’inscrit dans le cadre de ses missions de promotion de l’image économique de la RDC, de valorisation des opportunités d’investissement, d’accompagnement des investisseurs et de plaidoyer en faveur de l’amélioration du climat des affaires. À travers sa Directrice générale, l’Agence prend part aux réflexions consacrées aux réformes susceptibles de renforcer l’attractivité économique de la sous-région et de favoriser le développement des initiatives entrepreneuriales. Ces échanges constituent également une plateforme de partage d’expériences entre les pays participants, en vue d’identifier des solutions communes aux difficultés rencontrées par les entreprises et les investisseurs. Pour la RDC, les enjeux restent notamment liés à la poursuite des réformes du climat des affaires, à la stimulation de l’investissement privé, à la transformation locale des ressources naturelles et à la consolidation d’une économie diversifiée, compétitive et créatrice d’emplois. Une responsabilité régionale au service des réformes économiques La désignation de Madame Rachel Pungu Luamba comme rapporteure du bureau entrant du Comité intergouvernemental marque une nouvelle étape dans la participation de la RDC aux travaux de concertation économique en Afrique centrale. Au-delà de la responsabilité institutionnelle confiée à sa Directrice générale, cette désignation intervient alors que les pays de la sous-région cherchent à accélérer la mise en œuvre des réformes nécessaires à la transformation de leurs économies. L’enjeu sera désormais de traduire les orientations formulées lors de cette 42ᵉ session en actions prioritaires et réalisables, capables de favoriser l’investissement, de soutenir le développement du secteur privé et de renforcer l’intégration économique régionale. Dans cette perspective, la contribution de la RDC aux travaux du bureau entrant s’inscrit dans une dynamique de coopération visant à valoriser le potentiel économique de l’Afrique centrale et à faire du secteur privé un levier essentiel de croissance, de diversification et de développement durable. Olivier KAFORO

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