Création du FRN : « Un ancien chef de l’État doit être un artisan de paix, pas de guerre » (Grâce Neema)

Lors d’un point de presse animé ce jeudi 15 octobre 2026 à Kinshasa, cette élue de la Grande Orientale a dénoncé une démarche qui, selon elle, menace la paix, la stabilité et l’intégrité territoriale du pays.
Grâce Neema a estimé que Joseph Kabila, qui a dirigé la RDC de 2001 à 2019, devrait défendre la paix, la souveraineté nationale et l’unité du peuple congolais plutôt que de s’engager dans une confrontation armée.
La questeure adjointe de l’Assemblée nationale a également mis en garde contre les conséquences des conflits armés sur les populations civiles, particulièrement dans l’est du pays.
Pour Grâce Neema, l’ancien président devrait s’inspirer d’autres dirigeants africains qui ont continué à servir leur pays par le dialogue, la médiation et la diplomatie après avoir quitté le pouvoir.
Elle a, par ailleurs, appelé la communauté internationale, particulièrement les États-Unis, l’Union africaine et les Nations unies, à contribuer à des avancées concrètes en faveur de la paix, de la sécurité des populations et du respect de la souveraineté congolaise.
Grâce Neema a également exprimé son soutien au président Félix Tshisekedi et appelé les Congolais à soutenir les forces de défense et de sécurité.
Pour rappel, la création du Front pour la Refondation de la Nation (FRN), dirigé par Joseph Kabila, a été annoncée le lundi 12 octobre 2026 à Goma. Cette nouvelle coalition politico-militaire s’inscrit dans le contexte du conflit armé persistant dans l’est de la RDC, où les forces gouvernementales affrontent l’AFC/M23.
Le 30 septembre 2025, Joseph Kabila a été condamné à mort par contumace par la Haute Cour militaire de Kinshasa. Il a notamment été reconnu coupable de trahison, de participation à un mouvement insurrectionnel et de crimes de guerre, dans une affaire liée à la rébellion de l’AFC/M23.
Le 30 avril 2026, les États-Unis ont également imposé des sanctions à l’ancien président congolais, l’accusant de soutenir financièrement l’AFC, d’encourager des militaires congolais à rejoindre cette coalition politico-militaire et d’avoir tenté d’organiser des attaques contre les Forces armées de la RDC (FARDC) depuis l’extérieur du pays. Washington lui reproche également d’avoir cherché à favoriser l’installation d’un candidat opposé à Félix Tshisekedi afin de regagner de l’influence au sein du pouvoir congolais.