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RDC : 3.790,2 milliards de CDF mobilisés par les régies financières à fin septembre 2026

Zoom Eco · Kiala Curnis · 13 octobre 2026 · Source originale

Les recettes mobilisées par les régies financières de la République démocratique du Congo (RDC) se sont établies à 3.790,2 milliards de CDF, soit 1,7 milliard USD, à fin septembre 2026, contre une prévision mensuelle de 4.158,2 milliards de francs congolais (CDF). Ce niveau de mobilisation représente un taux de réalisation de 91,2 %, selon la note de conjoncture de la Banque centrale du Congo (BCC) du 2 octobre 2026. En dépit de cette mobilisation inférieure aux objectifs, les recettes publiques ont couvert une part importante des dépenses exécutées au cours de la période sous revue. L’écart entre les recettes et les dépenses des régies financières fait ressortir un déficit de trésorerie de 263,3 milliards de CDF, inférieur aux 282,9 milliards de CDF initialement prévus. Dans le détail, la Direction générale des impôts (DGI) demeure la principale contributrice aux recettes publiques, avec 2.556,4 milliards de CDF, soit 67,4 % du total mobilisé. La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a rapporté 786,6 milliards de CDF, représentant 20,8 %, tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a contribué à hauteur de 447,2 milliards de CDF, soit 11,8 %. D’après les statistiques provisoires arrêtées au 30 septembre 2026, cette mobilisation est intervenue au cours d’un mois marqué par l’échéance fiscale relative au paiement du deuxième acompte provisionnel de l’impôt sur les bénéfices et profits ainsi que de l’impôt sur le revenu des personnes physiques. La performance des recettes reste contrastée selon les catégories de prélèvements. Hormis la plus-value enregistrée au niveau des recettes issues du commerce extérieur, les impôts directs et indirects ainsi que les recettes non fiscales ont été mobilisés en dessous de leurs objectifs respectifs. Cette situation souligne les écarts persistants entre les prévisions budgétaires et les ressources effectivement collectées par les administrations financières. Elle intervient dans un contexte où la réalisation des objectifs de recettes demeure déterminante pour le financement des dépenses de l’État et la maîtrise des équilibres de trésorerie. Du côté des dépenses, le Gouvernement a décaissé 4.053,5 milliards de CDF, contre une programmation de 4.441,1 milliards de CDF. Le taux d’exécution s’est ainsi établi à 91,3 %, soit un niveau légèrement supérieur au taux de mobilisation des recettes. Les dépenses salariales constituent l’un des principaux postes de décaissement. Les rémunérations des agents et fonctionnaires de l’État ont atteint 1.485,2 milliards de CDF, dépassant de 39,2 % les prévisions établies pour la période. Ce dépassement a toutefois été compensé par une exécution moins importante des autres catégories de dépenses. Les frais financiers, pour leur part, se sont élevés à 68,5 milliards de CDF. Au terme de septembre 2026, la différence entre les recettes mobilisées et les dépenses exécutées fait ressortir un déficit de trésorerie de 263,3 milliards de CDF, contre un déficit prévisionnel de 282,9 milliards de CDF. L’écart traduit un besoin de financement inférieur à celui initialement anticipé, sans pour autant signifier que les objectifs de mobilisation des recettes ont été entièrement atteints. La note de conjoncture de la BCC relève également que, sur les huit premiers mois de l’année, l’exécution budgétaire a été caractérisée par des recettes supérieures aux prévisions et des dépenses inférieures aux programmations, contribuant ainsi à contenir le déficit de trésorerie. Mitterrand MASAMUNA

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