RDC : le Gouvernement envisage de capter 500 millions USD de la Banque mondiale pour faire face aux catastrophes

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo envisage de recourir à un mécanisme de financement de la Banque mondiale pouvant atteindre 500 millions de dollars américains, destiné à renforcer sa capacité de réponse aux catastrophes naturelles, aux crises sanitaires et aux chocs climatiques. Cette option a été présentée par le Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, lors de la dernière réunion du Conseil des Ministres. Elle porte sur le « Catastrophe Deferred Drawdown Option » (Cat DDO), un instrument de financement assorti d’une option de tirage différé en cas de catastrophe. Face à la fréquence et à l’intensité croissantes des événements susceptibles de fragiliser l’économie nationale, le Gouvernement entend renforcer ses mécanismes de financement d’urgence, tout en préservant la stabilité des finances publiques. Le Cat DDO permettrait ainsi à la RDC de disposer de ressources préalablement approuvées par la Banque mondiale, mobilisables en cas d’urgence déclarée, sous forme d’appui budgétaire. Selon les éléments du Ministre Doudou Fwamba Likunde, l’enveloppe pourrait atteindre 500 millions USD, dans les limites prévues par le mécanisme. Au-delà de la disponibilité des ressources financières, la mise en œuvre du Cat DDO suppose l’adoption de mesures destinées à renforcer la résilience du pays face aux catastrophes. D’après les éléments présentés au Conseil des Ministres, Doudou Fwamba a exposé quatre mesures stratégiques potentielles proposées au gouvernement pour permettre l’activation de cet instrument. Ces mesures s’inscrivent notamment dans les efforts visant à améliorer la résilience urbaine, la préparation aux catastrophes et les capacités de réponse aux situations d’urgence. Pour les autorités congolaises, l’enjeu est de disposer d’un dispositif permettant de mobiliser rapidement des ressources lorsque survient une crise, sans devoir attendre la mise en place d’un nouveau financement dans l’urgence. Toutefois, l’enveloppe annoncée ne constitue pas, à ce stade, un décaissement effectif de 500 millions USD. Sa mobilisation dépendra des conditions d’éligibilité, des engagements requis et des modalités de mise en œuvre du mécanisme. Le recours au Cat DDO s’inscrirait ainsi dans une démarche de renforcement des instruments de gestion des risques budgétaires, dans un contexte où les catastrophes naturelles et les crises sanitaires peuvent exercer une pression supplémentaire sur les finances publiques. Mitterrand MASAMUNA