Komanda : 1,3 million d’euros pour l’hôpital, et une phrase sur la maintenance

Plus d’un million trois cent mille euros ont été investis dans la modernisation de l’Hôpital général de référence de Komanda, en Ituri. Les nouvelles installations ont été inaugurées le mardi 6 octobre 2026. Le financement vient de l’Union européenne et passe par ULB-Coopération, l’organisation de coopération de l’Université libre de Bruxelles, selon Radio Okapi. Quatre pavillons, deux forages et un système solaire Le chantier a porté sur du bâti et sur des réseaux. Quatre nouveaux pavillons ont été construits, et un cinquième, dédié à la pédiatrie, est annoncé prochainement. Deux forages d’eau potable ont été réalisés. L’un alimente directement l’hôpital, l’autre est mis à la disposition des riverains. Un système d’autonomie énergétique solaire a été installé. La restructuration touche les services qui déterminent la capacité réelle d’un hôpital de référence : maternité, bloc opératoire, imagerie médicale, laboratoire, pharmacie, pavillons d’hospitalisation et soins intensifs. Ce que l’eau et le courant changent dans un bloc opératoire Les deux postes les moins spectaculaires sont les plus déterminants. Un bloc opératoire sans eau courante ne permet pas la stérilisation, et sans courant stable il ne permet ni l’éclairage chirurgical ni la chaîne du froid des réactifs et des vaccins. La question n’est pas théorique dans la province. La RDC promet 60 % d’accès à l’eau en 2035 sans savoir d’où elle part , et les structures de santé rurales dépendent le plus souvent d’un approvisionnement extérieur. Le médecin chef de la zone de santé de Komanda, le docteur Faustin Singo, a résumé l’apport. « Nous disposons désormais de cadres de travail modernes, sécurisés, mieux équipés », a-t-il déclaré. « Des ouvrages de cette nature demandent de la maintenance » Le coordonnateur d’ULB-Coopération en RDC, Jean-Bosco Kahindo, a posé la réserve d’usage, et c’est la phrase la plus utile de l’inauguration. « Des ouvrages de cette nature demandent de la maintenance », a-t-il dit. La remarque désigne le point de rupture habituel. Un forage, des panneaux solaires et un appareil d’imagerie ont une durée de vie qui dépend d’un budget de fonctionnement, et ce budget relève de l’État, pas du bailleur qui a construit. Ni le coût annuel de cette maintenance ni la ligne budgétaire qui doit la porter n’ont été communiqués. Komanda, un carrefour sous pression La localité commande l’axe entre Bunia et Beni, l’une des routes les plus exposées de l’est du pays. Elle se trouve dans le territoire d’Irumu, où les Forces démocratiques alliées opèrent de longue date. L’hôpital reçoit donc une population déplacée autant que résidente. En Ituri, près de 19 000 personnes étaient en danger sur le seul site de Kigonze , et les élus de la province réclament un dispositif de protection des civils à Djugu et Mambasa . La province porte en outre l’essentiel de l’épidémie d’Ebola, où deux tiers des décès surviennent hors des structures de santé . Chaque structure fonctionnelle supplémentaire déplace ce rapport. À lire aussi Les élus de l’Ituri exigent un dispositif de protection des civils Deux tiers des morts n’atteignent jamais un centre de soins La RDC promet 60 % d’accès à l’eau en 2035 Près de 19 000 déplacés en danger à Kigonze The post Komanda : 1,3 million d’euros pour l’hôpital, et une phrase sur la maintenance appeared first on BETO .