RDC : le service de la dette publique projeté à 840 millions USD en 2026

Le service de la dette publique de la République démocratique du Congo (RDC) devrait atteindre 840,09 millions de dollars américains en 2026, avant de s’établir à environ 836,27 millions USD en 2027, selon les projections de la Direction générale de la dette publique (DGDP). Pour 2026, cette charge se répartit entre 438,99 millions USD au titre du service de la dette extérieure, Eurobond compris, et 401,10 millions USD pour la dette intérieure. En 2027, le service de la dette extérieure devrait progresser à 501,27 millions USD, tandis que celui de la dette intérieure reculerait à 335 millions USD. Au total, le service projeté atteindrait ainsi 836,27 millions USD. Rapporté aux recettes publiques, le service de la dette devrait représenter 7,6 % en 2026, puis 7,2 % en 2027. Ces niveaux restent inférieurs au seuil prudentiel de 14 %, selon les données de la DGDP. Cet indicateur constitue l’un des éléments suivis dans l’évaluation de la capacité de l’État à honorer ses engagements financiers tout en préservant ses marges budgétaires. Sur la période 2026-2035, les projections de la DGDP font apparaître une évolution différenciée du service de la dette extérieure, Eurobond compris. Le niveau le plus élevé devrait être enregistré en 2030, à 826,79 millions USD. La hausse attendue entre 2030 et 2032 s’explique notamment par l’entrée dans la phase d’amortissement de certaines tranches de l’Eurobond émis par la RDC. La tranche arrivant à échéance en 2032 doit ainsi être amortie en trois échéances entre 2030 et 2032. Pour sa part, la tranche 2037 sera remboursée entre 2035 et 2037. Cette structure des remboursements implique une concentration temporaire des besoins de trésorerie sur certaines années de la prochaine décennie, particulièrement au début des années 2030. Face à cette configuration, la DGDP indique que les mécanismes de provisionnement et de lissage prévus doivent permettre d’anticiper les échéances et d’en limiter l’incidence sur la trésorerie de l’État. L’objectif est notamment de mieux répartir dans le temps l’effort financier lié au remboursement de la dette, afin d’éviter qu’une concentration des échéances ne pèse fortement sur les ressources disponibles au cours d’un exercice donné. La DGDP entend, par ailleurs, poursuivre le suivi du portefeuille de la dette publique, la publication régulière des statistiques ainsi que l’évaluation des coûts et risques associés aux nouveaux financements. Ces projections placent ainsi la gestion du service de la dette parmi les paramètres à surveiller dans la conduite des finances publiques au cours des prochaines années, alors que plusieurs échéances importantes de l’Eurobond se rapprocheront à partir de 2030. Mitterrand MASAMUNA