Dix ans après les violences du 19 septembre 2016, Moni Della demande un mémorial à l’UDPS

Dix ans jour pour jour après les journées sanglantes du 19 septembre 2016 à Kinshasa, l’opposant Moïse Moni Della, président de la CONADE, a appelé à inscrire cette date «de manière indélébile dans l’histoire du pays» et à ériger un mémorial au siège de l’UDPS. Dans une tribune publiée samedi, Moni Della, qui se présente comme «rescapé du 19 sept. 2016», rappelle que plusieurs manifestants avaient trouvé la mort lors de la répression des manifestations contre un troisième mandat de Joseph Kabila, dont «9 morts calcinés au siège de l’UDPS, attaqué par la soldatesque» de l’ancien régime.
L’opposant affirme avoir été arrêté et jugé en procédure de flagrance pour avoir dit «non au 3ème mandat», accusé d’être «l’auteur intellectuel d’un soulèvement populaire, d’insurrection et de subversion». Il dit avoir risqué «la peine de mort», n’eût été «l’exception d’inconstitutionnalité soulevée par ses avocats contre la loi portant procédure de flagrance». Il cite deux généraux qui étaient, selon lui, «à la tête des opérations de répression, d’arrestation et d’élimination des opposants»: Amisi Tango Four et le général Djadjidja.
«Ce jour-là, les sièges des partis politiques ont