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Burundi : des morts signalés parmi les réfugiés congolais du camp de Busuma après de violentes intempéries

Mediacongo · MediaCongo · 5 novembre 2026 · Source originale

Ils avaient traversé la frontière pour échapper aux armes. Au Burundi, ils doivent désormais affronter la violence des éléments. Pour plus de 30 000 réfugiés congolais installés au camp de Busuma, la quête d’un refuge s’est transformée en une nouvelle épreuve, après le passage de violentes intempéries qui ont dévasté une partie de leur lieu d’hébergement.

Le ciel leur est tombé dessus. Des pluies diluviennes, accompagnées de rafales de vent particulièrement violentes, ont balayé plusieurs installations du camp, arrachant des tentes, éventrant des hangars et détruisant diverses infrastructures destinées à accueillir les familles déplacées. Un sinistre qui vient davantage fragiliser des populations déjà éprouvées par les conséquences de la guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo.

L’ampleur des dégâts suscite une vive inquiétude. Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) au Burundi, les intempéries ont également provoqué des phénomènes d’érosion et creusé d’importantes fissures dans le sol. Ces déformations du terrain constituent désormais une menace supplémentaire pour les occupants du camp, avec des risques particulièrement préoccupants pour les enfants.

Le bilan humain est également lourd. Le HCR signale des pertes en vies humaines, sans toutefois communiquer, à ce stade, le nombre exact de personnes décédées. Pendant ce temps, des milliers de réfugiés se retrouvent exposés aux intempéries, privés de conditions d’hébergement suffisamment sûres. À la détresse des familles s’ajoutent des besoins humanitaires devenus urgents : abris d’urgence, vivres, eau potable et assistance médicale.

Pour ces Congolais qui avaient déjà tout abandonné en fuyant les violences armées, cette nouvelle catastrophe ravive la précarité et l’incertitude. Face à l’urgence, le HCR lance un appel à la mobilisation des bailleurs de fonds, des organisations partenaires et des personnes de bonne volonté. L’agence onusienne réclame un soutien rapide afin de répondre aux besoins des sinistrés et d’éviter que cette catastrophe ne plonge davantage les réfugiés dans une situation humanitaire dramatique.

À Busuma, le drame dépasse désormais les dégâts matériels. Ceux qui avaient fui la guerre pour sauver leur vie se retrouvent une nouvelle fois confrontés à une menace qui met leur survie à l’épreuve. Pour ces milliers de Congolais, trouver un abri n’est plus seulement une nécessité : c’est une urgence vitale.