Kamanzi, Kabila, Makenga : le puzzle des infiltrations qui donne raison à Félix Tshisekedi

La guerre contre la République démocratique du Congo révèle désormais une autre ligne de front : celle des complicités et des infiltrations au cœur même de son appareil sécuritaire. Le ralliement du général François Kamanzi au mouvement politico-militaire de Joseph Kabila, associé aux révélations du porte-parole des FARDC, le général-major Sylvain Ekenge, sur un double jeu et une promesse de succession à Sultani Makenga, donne une résonance particulière aux avertissements de Félix Tshisekedi. Depuis plusieurs années, le chef de l’État dénonce les mécanismes de brassage et de mixage qui ont permis, selon lui, au Rwanda de placer ses pions dans les rangs de l’armée congolaise.
Aujourd’hui, le cas Kamanzi remet brutalement cette question au centre du débat national. Plus préoccupant encore, les accusations visant Joseph Kabila, ancien président ayant dirigé le pays pendant dix-huit ans, interrogent les responsabilités politiques dans cette crise. Face aux ambitions de Kigali et aux réseaux qui les servent, la RDC doit rompre avec les compromissions sécuritaires et défendre sans concession sa souveraineté.
Les révélations du porte-parole des Forces armées de la Républiq