Le « Non » du FRN à Goma bloque le plan de Kinshasa et Paris sur la MONUSCO

Kinshasa dit Oui. Goma dit Non. Et entre les deux, un plan qui risque de ne jamais s’appliquer. Le refus du FRN de voir la MONUSCO rester ne bloque pas seulement un vote à New York. Il bloque tout le plan de protection des déplacés que Kinshasa et Paris sont en train de préparer.
Le gouvernement congolais a négocié avec la France, lundi 3 novembre, à Kinshasa, sur le renouvellement du mandat de la MONUSCO pour qu’elle protège les déplacés de du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Le même jour, à Goma, le Front pour la refondation de la nation (FRN) a dit l’inverse devant James Swan, le chef de la MONUSCO : « 28 ans après, c’est un échec total. Un mandat de plus ne changera rien. »
Deux positions. Deux villes. Un seul problème : comment appliquer un mandat à Goma si ceux qui contrôlent la ville le refusent ?
Le FRN ne fait pas juste une déclaration. Il contrôle le terrain à Goma et dans une grande partie du Nord-Kivu. Une mission de l’ONU, même votée à New York, ne peut pas patrouiller, protéger un camp de déplacés ou escorter un convoi humanitaire si les autorités qui contrôlent la zone sur le terrain refusent sa présence.
C’est ça