Pillage de l’or : CNPAV et UNIS exige des poursuites contre des responsables rwandais et congolais

La coalition Le Congo n’est pas à vendre (CNPAV) et le Réseau panafricain de lutte contre la corruption (UNIS) réclament des enquêtes judiciaires contre les responsables présumés du pillage de l’or congolais, à la suite des sanctions américaines visant le ministère rwandais de la Défense et la banque Zigama.
Dans un communiqué conjoint publié le 2 novembre 2026 à Kinshasa, les deux organisations saluent les sanctions imposées le 28 octobre par le Trésor américain, mais estiment qu’elles doivent être suivies d’actions judiciaires.
« Des sanctions ne sont pas des condamnations », rappellent-elles.
Selon les deux structures, la banque Zigama aurait facilité l’acheminement vers Kigali de l’or extrait des zones contrôlées par le M23/AFC et traité des transactions de plusieurs dizaines de millions de dollars au profit de la rébellion.
Elles dénoncent également les pertes financières subies par la RDC, estimées à plus d’un milliard de dollars par an par le gouvernement congolais. Ces ressources, soulignent-elles, représentent des recettes fiscales et douanières qui échappent au Trésor public et aux provinces du Kivu.
Face à cette situation, le CNPAV et UNIS appellent les autorités judiciaires congolaises à ouvrir des enquêtes pour corruption, fraude, blanchiment et financement du M23/AFC, y compris contre les éventuels complices congolais.
« Le pillage de l’or congolais est un crime financier. Il doit être jugé comme tel », insistent les deux organisations, qui plaident également pour la restitution des fonds détournés au profit du Trésor public.