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RDC: Teddy Lwamba a inspecté à Istanbul la centrale flottante de 134 MW destinée à Matadi

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 21 octobre 2026 · Source originale

Le directeur général de la Société nationale d’électricité, Teddy Lwamba , a inspecté le 19 octobre à Istanbul une centrale électrique flottante de 134 mégawatts , en préparation de son acheminement vers Matadi et de son raccordement au réseau national. La SNEL, qui l’annonce, indique que la mise en service « reste attendue ». Cette dernière formule est l’information du jour. Le 1er octobre à Kinshasa, le même directeur général annonçait l’arrivée de ces 134 mégawatts « d’ici un mois » . Vingt jours plus tard, le navire est encore à quai en Turquie. Ce que le pays sait du projet L’apport est attendu dans le cadre du partenariat de la SNEL avec l’entreprise turque Karpowership , filiale de Karadeniz Holding. Selon Teddy Lwamba, ces 134 mégawatts doivent améliorer d’environ 20 % la desserte de Kinshasa et des provinces voisines. Le projet n’est pas neuf. L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a accordé le 17 octobre 2022 un avis favorable à KARPOWERSHIP DRC S.A. pour le déploiement d’une centrale flottante à Matadi, d’une capacité de 200 mégawatts . Dès juillet 2021, l’Agence congolaise de presse rapportait que le projet « débutera avec Matadi et Boma ». Aucun acte de l’ARE postérieur à 2022 n’est publié sur ce dossier, et aucun ne porte sur les 134 mégawatts annoncés cette année. Les registres publics des concessions du régulateur ne comportent aucune entrée Karpowership. Le contrat n’est toujours pas public Trois semaines après l’annonce, les éléments essentiels manquent. Ni la durée du contrat, ni son montant, ni le tarif du kilowattheure, ni l’identité du payeur ne sont connus. La SNEL n’a rien publié sur son propre site, dont la dernière actualité date du 4 septembre. C’est exactement ce que la Nouvelle Société civile congolaise demandait début octobre : la publication du coût, de la durée, des tarifs et de l’impact sur la facture de l’abonné. Le trou que les 134 mégawatts doivent combler Les chiffres donnés par la SNEL le 1er octobre disent l’urgence. Kinshasa, près de 20 millions d’habitants, demande environ 620 mégawatts en pointe , avec des pics jusqu’à 700. La production disponible se situe « entre 390 et 450 mégawatts ». Les coupures atteignent seize heures par jour en rotation. À l’échelle nationale, la capacité installée approche 2 800 mégawatts, dont 1 900 à 2 000 réellement disponibles, complétés par environ 375 mégawatts importés de Zambie. Le groupe G25, 193 mégawatts, mis en service en novembre 2025, a été retiré pour contrôle technique. Un gain de 140 mégawatts a été obtenu par le renforcement du transport et de l’injection, notamment à la sous-station de Makala. Le 10 octobre, à l’Expo Béton, Teddy Lwamba a présenté ces 140 mégawatts de renforcements et annoncé un parc solaire à Maluku avec un groupe norvégien, d’une capacité avoisinant 100 mégawatts, attendu sous dix-huit mois. Il n’a pas mentionné la centrale flottante. Ce que montrent les précédents Karpowership opère ce modèle sur le continent depuis 2014. Au Ghana, son premier marché africain, le navire Osman Khan de 480 mégawatts fournissait, en 2019, 26 % de l’électricité du pays. Le groupe était alors présent en Sierra Leone, en Gambie, au Mozambique, au Soudan et en Guinée-Bissau, sur des contrats de un à cinq ans. L’entreprise ne communique pas ses tarifs. Le seul prix documenté concerne la Sierra Leone : 16,4 cents de dollar le kilowattheure, selon un chiffre communiqué en juin 2018 par la présidence sierra-léonaise et rapporté par Jeune Afrique, contre 19,596 cents avec le fournisseur précédent. Le précédent le plus récent est gabonais. Le 19 mars 2026, Libreville a versé 7 milliards de francs CFA à Karpowership, soit environ 11 millions d’euros, sur un arriéré de paiement de 15 milliards, pour éviter une coupure générale. Les délestages n’ont pas cessé pour autant. C’est la raison pour laquelle la durée et le tarif du contrat congolais ne sont pas des détails administratifs. Une centrale flottante se branche en quelques semaines, et c’est son avantage. Elle se paie ensuite chaque mois, et c’est sa facture. À lire aussi Délestages à Kinshasa : la SNEL annonce 134 MW supplémentaires d’ici un mois Le contrat du navire turc, et ce que la société civile demande à la SNEL de publier Finances publiques : 533,2 milliards de francs de déficit au 8 octobre RDC : le PIB par habitant projeté à 1 115 dollars, une première depuis 1991 The post RDC: Teddy Lwamba a inspecté à Istanbul la centrale flottante de 134 MW destinée à Matadi appeared first on BETO .

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