La Welthungerhilfe publie son index 2026 de la faim dans le monde

L'ONG allemande Welthungerhilfe a publié, ce mercredi, son index 2026 de la faim dans le monde. Un outil qui permet de mesurer et d'observer la situation au niveau global, régional et national.
Malheureusement, le constat de l'organisation est inquiétant : après presque deux décennies de progrès, la faim est de nouveau sur une pente ascendante. Conflits, augmentation du prix des denrées alimentaires et changement climatique sont parmi les raisons citées pour expliquer cette tendance.
Plusieurs pays africains francophones sont parmi les plus touchés, comme le Tchad, le Mali, le Niger, le Burkina Faso et particulièrement la République démocratique du Congo, où la situation s'est dégradée. En revanche, au Cameroun ou au Togo, Welthungerhilfe note une amélioration .
Écoutez ou lisez l'interview avec Mathias Mogge, secrétaire général de la Welthungerhilfe.
Mathias Mogge : Bon, en général, le niveau de faim est considéré grave en Afrique subsaharienne avec des pays comme la Somalie, le Tchad , la RDC ou Madagascar avec une situation de faim alarmante. Mais maintenant, nous devons constater une détérioration de la situation.
Par exemple la RDC . Il y a des conflits dans l'est du pays, mais aussi une épidémie d' Ebola qui tombe sur une situation alimentaire qui est déjà assez grave.
Il y a d'autres pays, par exemple le Mali, Burkina, Niger , où des populations expulsées à cause des conflits internes, combinés aussi avec des prix très, très élevés pour la nourriture, pour du carburant et tout ça contribue à une vulnérabilité de la population .
DW : Est-ce qu'il y a quand même des pays où vous avez pu constater, à votre niveau, des améliorations ?
Mathias Mogge : Bien sûr, il y a des pays comme la Sierra Leone, l'Ouganda, le Cameroun où on trouve une réelle amélioration de la situation.
Il n'y a pas forcément de recette universelle , mais par exemple, ce que nous trouvons qui est très, très important, est un politique ciblé réellement sur la population la plus vulnérable.
DW : Qu'est-ce que vous diriez aux personnes qui nous écoutent ? Pour eux, au quotidien, ils ont toujours l'impression soit d'avoir faim et s'ils n'ont pas faim, de voir les prix des produits qui montent, qui montent.
Mathias Mogge : Bien sûr, la réalité pour beaucoup de personnes est très très dur. Il faut toujours dire aux politiciens qu'il faut diminuer la dépendance des importations de l'extérieur, améliorer l'approvisionnement des marchés locaux et améliorer l'accès aux marchés pour les zones rurales, parce que ce sont eux qui produisent à la fin la nourriture pour le pays.