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RDC : des cadres du PPRD se désolidarisent de Joseph Kabila

7sur7.cd · 13 octobre 2026 · Source originale

Patrick Nkanga Bekonda a annoncé sa démission du PPRD et la fin de ses responsabilités au sein du parti, notamment celle de rapporteur du Bureau politique. Après avoir milité au sein de cette formation politique depuis 2006, il dit prendre cette décision pour des raisons personnelles et vouloir s’accorder « un temps de réflexion et de méditation » avant de définir une nouvelle orientation politique.

Il affirme vouloir contribuer à la construction d’une alternative fondée sur des valeurs « patriotiques, pacifiques et républicaines ».

De son côté, India Omari a exprimé sa désolidarisation des orientations qui s’éloignent de ses convictions. Dans un message publié sur X, ce cadre du PPRD souligne que « la fidélité à ses convictions impose de se dissocier de certaines orientations ». Il réaffirme son engagement pacifique, dans le respect de la Constitution et des valeurs démocratiques.

Allegra Fosh Ngalula a également annoncé sa démission du PPRD avec effet immédiat, dans une lettre datée du 12 octobre 2026. Elle refuse d’être associée à toute initiative visant à « perturber la paix » ou à « déstabiliser les institutions », réaffirmant son attachement à la stabilité du pays et au respect des voies démocratiques.

L’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, a elle aussi annoncé prendre ses distances avec Joseph Kabila. Après avoir rappelé l’avoir servi « avec respect, conviction et loyauté » pendant une dizaine d’années, elle rejette le recours à la lutte armée et affirme vouloir poursuivre son combat politique dans l’opposition, à Kinshasa et « mains nues ». Elle plaide pour un dialogue « franc, inclusif et constructif » en faveur de la paix.

Aristote Ngarime, communicateur du PPRD, s’est également désolidarisé des orientations liées au nouveau mouvement politico-militaire. Réaffirmant son attachement à la Constitution du 18 février 2006 et aux lois de la République, il déclare : « Je suis contre la rébellion ».

En dehors du PPRD, Alain Bolodjwa, s’exprimant au nom de la Génération Rupture, estime que cette évolution conforte leur refus de soutenir les alliés de Joseph Kabila. Tout en critiquant la gouvernance actuelle, il insiste sur le fait que l’opposition à celle-ci ne justifie pas de soutenir ceux qui prennent les armes pour conquérir le pouvoir. « Notre combat […] est celui des principes, de la démocratie et de l’intérêt supérieur de la nation », affirme-t-il.

Marley Vuvu, du Mouvement des révolutionnaires congolais (MRC), a également annoncé sa désolidarisation de l’ancien président dans une déclaration faite à Kinshasa le 12 octobre. Selon lui, ceux qui aspirent au pouvoir doivent emprunter les voies constitutionnelles plutôt que de « prendre les armes au risque de sacrifier des milliers de Congolais ».

Ces prises de position interviennent après l’annonce de la création du FRN et traduisent les réserves exprimées par plusieurs personnalités politiques face au recours à la lutte armée, ainsi que leur attachement déclaré aux voies démocratiques.