La société civile dénonce la présence persistante des FARDC dans les sites miniers de Bafwasende

La société civile de la Tshopo dénonce, la présence persistante de militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans les sites d’exploitation minière artisanale du territoire de Bafwasende dans la Tshopo, malgré les instructions du gouvernement, interdisant leur présence dans les périmètres miniers concernés. Elle appelle les autorités compétentes à faire respecter la loi et à mettre fin aux tracasseries et aux violences signalées dans ces zones.
Dans une alerte lancée mardi 13 octobre, les acteurs de la société civile font état de prélèvements illicites, de pillages et d’incidents armés visant notamment les creuseurs artisanaux et les habitants. Selon eux, cette situation persiste également dans d’autres territoires de la province, dont Banalia.
Le mois dernier, des hommes armés auraient tendu une embuscade à une équipe de transporteurs au village de Bavangabu, avant de s’emparer de leur cargaison de minerais. Un policier aurait été blessé par balle lors de cette attaque.
Pour Kasongo Mulenda, secrétaire exécutif provincial de la société civile de la Tshopo, ces incidents nécessitent une intervention des autorités afin de faire respecter la réglementation minière.
« Nous demandons juste aux autorités compétentes de prendre des dispositions, de faire respecter la loi minière qui interdit la présence des militaires dans les zones minières », déclare-t-il.
Il affirme que les conséquences de cette présence ne se limitent pas à Bafwasende et Banalia. « Il y a parfois des morts d’hommes, il y a des blessés », ajoute-t-il, appelant à des mesures pour prévenir de nouveaux incidents.
La société civile invoque le Code minier
La société civile rappelle que le Code minier congolais prévoit un dispositif spécifique pour la sécurisation des périmètres d’exploitation minière artisanale, notamment par la Police nationale congolaise (PNC) et ses unités spécialisées dans la police des mines.
Elle estime que le maintien de militaires dans ces zones constitue une irrégularité qui doit être corrigée par les autorités compétentes.
Contactés pour réagir aux accusations et préciser les éventuelles mesures disciplinaires envisagées, les responsables de la 31ᵉ région militaire des FARDC dans la Tshopo ne se sont pas prononcés.