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Équateur : une mère et ses deux enfants tués par un hippopotame à Bikoro

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 9 octobre 2026 · Source originale

Une mère de famille et ses deux enfants ont été tués par un hippopotame dans la nuit du mercredi 7 au jeudi 8 octobre 2026 au village Ikoko Bonginda, dans le territoire de Bikoro, province de l’Équateur, sur les rives du lac Ntumba. Une organisation locale réclame une mission urgente sur place, rapporte Radio Okapi. Trois morts dans une même famille, et aucune réaction officielle Les identités et les âges des victimes n’ont pas été communiqués. Les circonstances précises de l’attaque ne sont pas établies non plus. Aucune réaction des autorités n’est rapportée. La société civile demande une intervention immédiate des pouvoirs publics pour sécuriser les zones habitées. L’ONG de développement CADEB réclame une mission urgente sur place de l’Institut congolais pour la conservation de la nature, du ministère de l’Environnement et des autorités provinciales. « Nous ne demandons pas la disparition de la faune » Le coordonnateur de la CADEB, Christophe Yoka, prend soin de situer sa demande. « Nous ne demandons pas la disparition de la faune », déclare-t-il, en ajoutant que la conservation de la nature doit aussi garantir la sécurité des communautés riveraines. La formule décrit l’arbitrage réel. Une zone de conservation protège des espèces là où des familles vivent, pêchent et puisent leur eau, et la cohabitation n’est organisée par aucun dispositif visible ici. La CADEB décrit l’incident comme s’inscrivant dans une série d’affrontements répétés entre habitants et faune sauvage. Aucun incident antérieur précis n’est documenté à Bikoro. Pourquoi l’hippopotame tue L’hippopotame est l’un des grands mammifères africains les plus meurtriers pour l’homme. Il est herbivore, mais territorial, et il sort de l’eau la nuit pour pâturer, ce qui le met sur les chemins et dans les cultures au moment où les habitants circulent. Les attaques se produisent typiquement quand un animal se sent coupé de l’eau, ou quand une femelle protège son petit. Un village installé sur une rive se trouve mécaniquement sur ce trajet. Les précédents congolais existent. Une femme avait été tuée par un hippopotame sur le fleuve Congo, à Kongolo, en juillet 2025, dans une autre province. La même espèce a par ailleurs été au centre d’une alerte sanitaire cette semaine. Des carcasses d’hippopotames attribuées au charbon bactérien ont conduit les autorités du Nord-Kivu à interdire, le 6 octobre, l’usage de l’eau de la rivière Semuliki. Un conflit homme-faune que rien ne mesure Le pays n’a pas de décompte public des morts causées par la faune sauvage. Chaque cas est annoncé localement, puis disparaît, ce qui rend impossible toute politique de prévention fondée sur des données. Les moyens de l’Institut congolais pour la conservation de la nature sont par ailleurs comptés. Un écogarde a été tué et une réserve de faune incendiée en Ituri , ce qui dit l’état de ses effectifs sur le terrain. Les dispositifs qui réduisent ce type de conflit sont connus : clôtures et fossés aux points de passage, barrières végétales autour des cultures, éclairage des sentiers, et équipes de réponse rapide. Aucun n’est signalé à Ikoko Bonginda. À lire aussi Un écogarde tué et la réserve de faune à okapis incendiée Déforestation 2025 : les provinces qui perdent leur forêt primaire Couloir vert Kivu-Kinshasa : ce que le projet promet Le fleuve tueur : ce que les baléinières font aux passagers The post Équateur : une mère et ses deux enfants tués par un hippopotame à Bikoro appeared first on BETO .

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