Au Sahel, l'insécurité pèse sur le bon fonctionnement de l'école

Selon des informations fournies par Cluster Education , un mécanisme de coordination humanitaire inter-institutions pour le secteur de l'éducation en situation d'urgence, 2444 écoles demeurent fermées dans plusieurs régions du centre et du nord du Mali . Conséquence : au moins 733 000 élèves risquent d'être privés d'un droit élémentaire : aller à l'école .
Cluster Éducation recense plusieurs causes à la fermeture de ces écoles : les attaques djihadistes qui se multiplient contre des établissements scolaires, des menaces visant des enseignants, des déplacements de populations ainsi que l'occupation de certains établissements scolaires par des familles déplacées.
La situation est simliaire au Burkina Faso où, malgré la réouverture annoncée de milliers d'établissements, l' Unicef a récemment rappelé que plusieurs écoles ont été contraintes de fermer leurs portes en raison des violences djihadistes.
Le Niger est lui aussi confronté à l'insécurité dans plusieurs régions frontalières. Son système éducatif est fragilisé par les déplacements de populations et les attaques contre les infrastructures scolaires.
Plusieurs organisations humanitaires notent que l'ensemble du Sahel central traverse aujourd'hui l'une des plus graves crises éducatives au monde. Pourtant, l'éducation est citée, du moins dans les discours, comme une priorité par les militaires à la tête des pays de l'AES. Mais tant qu'ils n'auront pas régler les problèmes d'insécurité, des millions d'enfants ne pourront pas être scolarisés.