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Résidus des FDLR : l’émissaire de Tshisekedi a fait Lomé puis Luanda en deux jours

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 1 octobre 2026 · Source originale

L’émissaire de Félix Tshisekedi a fait deux capitales en deux jours. Après Lomé le 29 septembre, le ministre congolais de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a été reçu le 30 à Luanda par le président angolais João Lourenço. Il portait dans les deux cas un message du chef de l’État congolais sur la mise en oeuvre du plan de reddition volontaire des Forces démocratiques de libération du Rwanda, selon Radio Okapi. Deux médiateurs, un même dossier Le choix des deux étapes n’est pas anodin. Faure Gnassingbé est le médiateur désigné de l’Union africaine pour la crise de l’Est. João Lourenço a conduit le processus de Luanda avant que l’Angola ne se retire de la médiation en mars 2025. Kinshasa s’adresse donc au médiateur en exercice et à son prédécesseur, sur le même sujet, à vingt-quatre heures d’intervalle. Le ministre a soutenu que les avancées enregistrées démontrent la volonté de la République démocratique du Congo de respecter les engagements pris dans le cadre des accords de Washington. L’étape de Lomé s’inscrivait dans la feuille de route de six mois que la médiation africaine s’est donnée à Gaborone , dont l’un des sept axes porte précisément sur le dialogue avec les groupes armés. Ce que le dossier FDLR a produit jusqu’ici Le plan de reddition volontaire repose sur un protocole signé le 30 mai 2026. Cent vingt personnes ont été rapatriées au Rwanda le 8 septembre avec l’appui de la MONUSCO . C’est le seul chiffre d’exécution rendu public à ce jour. Devant l’Assemblée générale des Nations unies, la Première ministre a tiré de ce protocole une conséquence politique : la question des FDLR ne saurait plus servir de prétexte au maintien d’une présence militaire étrangère sur le territoire congolais. C’est aussi la lecture du président burundais. Évariste Ndayishimiye a déclaré le 23 septembre ne voir aucun signe de désengagement des forces rwandaises et juger que les FDLR ne sont qu’un prétexte . Le rappel de la MONUSCO Le même 30 septembre, devant le Conseil de sécurité, le chef de la MONUSCO, James Swan, a appelé toutes les parties à transformer les avancées politiques en actions concrètes et mesurables sur le terrain, au bénéfice des populations civiles touchées par les violences dans l’est du pays. Le rappel vaut constat. Les combats ont repris en septembre sur les axes Walikale et Masisi , et le taux d’exécution du cadre de Doha s’établissait à 18,6 % treize mois après sa signature . À lire aussi Crise dans l’Est de la RDC : où en est la médiation de l’Union africaine FDLR : le protocole du 30 mai et les 120 rapatriés du 8 septembre « Nous sommes dans l’impasse », dit le président burundais sur le retrait rwandais The post Résidus des FDLR : l’émissaire de Tshisekedi a fait Lomé puis Luanda en deux jours appeared first on BETO .

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