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Est de la RDC : les FDLR ont commis plusieurs exactions à Rutshuru (ONU)

Mediacongo · MediaCongo · 30 septembre 2026 · Source originale

Le rapport du secrétaire général de l’ONU sur les activités de la Monusco, couvrant la période allant du 20 juin 2026 au 18 septembre 2026, présenté mardi devant le Conseil de sécurité, révèle que les exactions commises par les FDLR contre la population civile ont eu lieu principalement dans le territoire de Rutshuru, mais les localités de Masisi, Nyiragongo et Walikale n’ont pas été épargnées non plus.

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda restent l’un des principaux points de crispation dans les relations entre Kinshasa et Kigali. Pour le Rwanda, ce mouvement, qui constitue une « menace existentielle » pour sa sécurité, doit être neutralisé complètement par la RDC conformément à l’accord de paix de Washington. De son côté, la RDC met en avant le protocole d’accord signé avec la direction de ce groupe armé, qui prévoit le désarmement, la démobilisation et le rapatriement des combattants.

Le document onusien consulté par Afriquactu.net indique que les exactions des rebelles rwandais ont généralement pris la forme de vols à main armée, d’extorsions, d’assassinats ciblés et de disparitions forcées visant des responsables communautaires et des personnes soupçonnées de collaborer avec l’AFC/M23.

« Les FDLR ont également commis, entre autres exactions, un nombre limité de recrutements forcés, des violences sexuelles liées au conflit et des enlèvements. Depuis le 20 juin, ce groupe aurait été impliqué dans au moins 44 cas d’atteinte aux droits humains et incidents liés à la protection, touchant 89 victimes, dont 15 victimes d’exécution sommaire », peut-on lire.

Dans le territoire de Masisi, ajoute l’ONU, au moins 60 corps auraient été découverts le 17 juin à la suite d’opérations menées par l’AFC/M23 contre des éléments des FDLR et de Nyatura, tandis que les opérations de lutte contre les FDLR continuaient de viser systématiquement des civils, entraînant des morts et des déplacements de population.

Par ailleurs, le rapport d’Antonio Guterres précise que la MONUSCO a participé aux sixième et septième réunions du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité prévu par l’Accord de paix entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda en juillet et août. À ces réunions, a-t-il souligné, la mission a fait part de son expérience en matière de désarmement, de démobilisation et de réintégration, notamment en ce qui concerne le traitement des dossiers et le rapatriement des ex-combattants des FDLR.

« Le 8 septembre, 120 membres des FDLR ainsi que d’autres ex-combattants étrangers et leurs familles qui se trouvaient dans le camp de transit de la MONUSCO depuis le 14 mai 2026 ont été rapatriés au Rwanda. La reprise des opérations de rapatriement fait suite aux activités mises en place depuis longtemps par la mission, notamment des échanges intensifs avec les autorités rwandaises compétentes et des mesures de santé publique, à la suite des restrictions liées au virus Ebola imposées par le gouvernement rwandais », a indiqué le chef de l’ONU.

Dans le cadre de son appui à la stabilisation, la Monusco a lancé en juillet deux projets de lutte contre la violence communautaire dans le territoire de Masisi afin de contribuer à créer les conditions propices au désengagement des FDLR. Un projet du même type dans le territoire de Rutshuru, achevé le 20 août, a permis, selon l’ONU, de mener des activités de stabilisation communautaire et de relèvement économique au bénéfice de 5 683 personnes, dont 910 femmes et 1 341 jeunes.

Devant le Conseil de sécurité, le Burundi a souhaité mardi que les capacités de la Monusco en matière de soutien au processus de rapatriement des ex-combattants des FDLR soient préservées et prises en compte dans les discussions sur le renouvellement du mandat de la mission.

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