RGPH-2 : les Congolais vivant dans les zones sous occupation seront aussi recensés (Gouvernement)

Cette annonce a été faite ,lundi 28 septembre 2026, à Kinshasa, lors d’un briefing organisé par le ministère de la Communication et Médias. Les échanges ont notamment porté sur les difficultés que pourrait poser la situation sécuritaire dans certaines parties du pays, notamment dans les zones affectées par les activités du M23, des ADF, de la CODECO ou encore de la CRP.
Le ministre de la Communication et Médias, porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a assuré que les contraintes sécuritaires ne remettaient pas en cause le caractère national de cette opération.
Le porte-parole du gouvernement a notamment cité les villes de Goma et de Bukavu, soulignant que leurs habitants restent pleinement concernés par le processus de recensement.
Patrick Muyaya a également insisté sur la nécessité de ne pas confondre le processus de recensement avec des considérations de politique politicienne. Selon lui, les données issues de cette opération doivent permettre de mieux comprendre les réalités démographiques du pays et d’orienter les politiques publiques, indépendamment des majorités politiques au pouvoir.
Le ministre d’État chargé du Plan a, de son côté, reconnu les difficultés liées à l’insécurité dans certaines zones, tout en assurant que des dispositions sont envisagées pour permettre au processus de se poursuivre.
Il a notamment évoqué le recours à la technologie ainsi que la collaboration avec des partenaires, dont une structure des Nations unies appelée à valider le travail réalisé. Il a également indiqué que le recrutement des agents avait déjà eu lieu dans certaines zones concernées.
Sur le calendrier, le gouvernement maintient l’objectif de terminer le processus en 2027, avec une échéance annoncée pour juillet. Le ministre du Plan a toutefois reconnu que des ajustements restent possibles en fonction de l’évolution de la situation.
Selon lui, le gouvernement entend néanmoins limiter tout retard important et achever le travail en 2027, sauf en cas de problème majeur affectant le pays.
Le gouvernement entend ainsi poursuivre le RGPH-2 malgré les contraintes sécuritaires dans certaines parties du territoire. L’enjeu est notamment de disposer de données démographiques actualisées afin de permettre à l’État de mieux planifier les politiques publiques et les actions de développement à l’échelle nationale.