Deuxième recensement de la population et de l’habitat : les opérations évaluées à plus de 190 millions $

Répondant à une question sur les effectifs nécessaires pour mener cette vaste opération, le ministre d’État a expliqué que le budget arrêté pour le recensement est essentiellement consacré à la prise en charge du personnel mobilisé pour les différentes étapes du processus.
Concernant la première phase du recrutement, Guylain Niambo a indiqué qu’environ 15 000 personnes sont déjà mobilisées. Ce premier contingent comprend notamment près de 14 000 cartographes, auxquels s’ajoutent d’autres techniciens appelés à intervenir dans le processus.
Cette première vague d’agents ne constitue toutefois pas l’ensemble des effectifs nécessaires à la réalisation du RGPH-2. Le ministre a précisé que d’autres personnels et responsables seront également mobilisés au fur et à mesure de l’avancement des différentes étapes de l’opération.
Le gouvernement justifie cette mobilisation par la nécessité de mettre fin à une longue période durant laquelle la RDC n’a pas organisé de recensement général de sa population. Le ministre a rappelé que, selon les standards généralement appliqués, les recensements sont normalement organisés tous les dix ans.
En l’absence de données issues d’un recensement récent, les autorités congolaises ont jusqu’ici dû s’appuyer sur des estimations pour plusieurs exercices de planification. L’objectif du RGPH-2 est notamment de disposer d’une base démographique plus fiable pour les prochaines années.
Le ministre d’État a également indiqué que le gouvernement travaille sur une solution structurelle afin d’éviter que le pays ne se retrouve à nouveau dans une situation similaire. L’Institut national de la statistique doit notamment être consolidé afin de pouvoir assurer un suivi régulier de l’évolution démographique après la réalisation du recensement.
Le RGPH-2 représente ainsi une opération de grande ampleur, tant par les moyens financiers engagés que par le nombre d’agents appelés à participer à ses différentes phases. Le gouvernement entend disposer, à travers ce processus, de données actualisées devant servir de base à la planification et aux politiques publiques en RDC.