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HRW alerte sur les frappes indiscriminées en Ethiopie

DW Afrique · Avec agences · 25 septembre 2026 · Source originale

La reprise des combats dans le nord de l' Ethiopie inquiète jusqu'aux Nations Unies. Le Secrétaire général de l'Onu appelle les parties en lice à la plus grande retenue. Antonio Guterres demande à ce que les civils soient protégés et l'acheminement à l'aide humanitaire garanti.

Laetitia Bader, directrice adjointe de la division Afrique de Human Rights Watch ( HRW ), rappelle les exactions commises dans le Tigré, mais aussi dans les provinces Oromia et Amhara lors du conflit précédent. Son organisation craint que davantage de groupes armés encore ne soient actifs dans la guerre qui reprend. Une guerre qui est en train de revenir sur les accords trouvés à Pretoria en 2022.

"La région est déjà confrontée à des crises humanitaires et de droits humains dévastatrices. Comme nous le savons, au Soudan voisin, nous parlons de la plus grande crise humanitaire au monde. […] Aujourd'hui, avec la reprise des combats en Éthiopie, nous voyons le risque pour les populations civiles s'étendre à un moment où l'attention diplomatique a diminué, en raison des dynamiques plus larges et des autres catastrophes qui touchent également l'ensemble de la région.

Il s'agit en réalité d'une crise annoncée. Depuis des mois, les tensions s'intensifient, en Ethiopie. Les affrontements se multiplient, les recrutements de combattants se poursuivent au Tigré, tandis que les tensions s'aggravent entre le gouvernement fédéral d'une part et les combattants ainsi que le parti tigréens d'autre part. Personne n'a été disposé à intervenir pour faire ce qui était nécessaire afin de freiner les parties en conflit. Nous sommes désormais confrontés au risque d'une nouvelle catastrophe dans la région, avec des civils qui, comme toujours, paient le prix de ces combats."