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Conseil de sécurité : qui soutient la candidature africaine?

DW Afrique · 26 septembre 2026 · Source originale

L’Afrique réclame deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’Onu .

Ce qui est étonnant : presque tout le monde affirme soutenir cette revendication. Cela inclut les cinq membres permanents actuels : les Etats-Unis, la Chine, la Russie, le Royaume-Uni et la France.

Même des pays qui ne siègent pas de façon permanente au Conseil, comme l’Allemagne, ainsi que d’autres membres des BRICS, se sont prononcés en faveur d’une représentation permanente de l’Afrique .

Le Consensus d’Ezulwini de l’Union africaine prévoit au minimum deux sièges permanents et cinq sièges non permanents pour le continent . Mais un élément essentiel complique la question : si le droit de veto est maintenu, l’Afrique estime que ses futurs membres permanents doivent bénéficier des mêmes prérogatives, y compris du droit de veto. Et c’est précisément là que les divergences apparaissent.

Les Etats-Unis ont proposé l’attribution de deux sièges permanents à l’Afrique, mais sans droit de veto. Le Royaume-Uni juge urgente l’instauration d’une représentation permanente de l’Afrique, mais sa proposition publique ne garantit pas non plus le droit de veto aux futurs membres africains. La France se rapproche davantage de la position africaine et est allée plus loin dans son soutien au modèle défendu par l’Union africaine. La Chine et la Russie soutiennent fermement une meilleure représentation de l’Afrique au Conseil de sécurité. Cependant, leurs positions publiques restent moins explicites quant à l’octroi du droit de veto aux futurs membres permanents africains.

Il y a également les autres pays des BRICS. Lors du sommet de 2026, le groupe élargi a soutenu les ambitions africaines en faisant explicitement référence au Consensus d’Ezulwini.

De son côté, l’Allemagne soutient désormais clairement l’attribution de deux sièges permanents à l’Afrique. Cette position s’inscrit dans une démarche plus large menée aux côtés de l’Inde, du Brésil et du Japon afin d’élargir la composition permanente du Conseil de sécurité.

Au fond, le principal défi de l’Afrique n’est pas d’amener les Etats à reconnaître qu’elle mérite un siège. La question la plus difficile est plutôt la suivante : un siège, oui, mais avec quels pouvoirs ?

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