CongoNews

Assemblée générale de l’ONU: privé de visa, Mahmoud Abbas dénonce des «mesures punitives»

Mediacongo · MediaCongo · 24 septembre 2026 · Source originale

La 81e Assemblée générale des Nations unies se tient jusqu’au 28 septembre à New York. Après les passages du président iranien, Massoud Pezeshkian, et du président Ukrainien, Volodymyr Zelensky à la tribune mercredi, le conflit israélo-palestinien est au centre des choses ce jeudi 24 septembre.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, isolé sur la scène internationale et lancé dans une difficile campagne pour sa réélection, prend la parole à la tribune de l'ONU ce jeudi 24 septembre. « Nous rejetons les accusations et les justifications sur lesquelles le refus de visa a été formulé. Nous affirmons avoir rempli nos obligations, mené un vaste programme national de réforme globale, et respecté notre engagement envers le droit international », a déclaré Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, intervient par vidéoconférence faute d'avoir obtenu un visa des États-Unis.

L'Iran a occupé, mercredi 23 septembre, le centre de la scène diplomatique avec le discours de son président, Massoud Pezeshkian. « Nous avons été victimes du terrorisme », a dit le président iranien à la tribune.

L'intelligence artificielle et ses risques pour la sécurité mondiale a été l'autre grand sujet brûlant de la journée avec la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la question. Les patrons du secteur Sam Altman (OpenAI), Dario Amodei (Anthropic) et Clément Delangue (Hugging Face) y ont participé, certains en profitant pour souligner la vigilance accrue que nécessite cette technologie. Dario Amodei, d'Anthropic, s'est même engagé à ralentir unilatéralement son développement.

La politique israélienne menace «jusqu'à la vie et l'existence» des Palestiniens, estime Mahmoud Abbas

Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré à l'ONU que les politiques israéliennes ne se contentaient plus de compromettre la solution à deux États, mais qu'elles menaçaient désormais « la vie et l'existence mêmes de (son) peuple ». « Le danger ne se limite plus à saper la solution à deux États et à empêcher la création de l'État palestinien. Il en est désormais arrivé à menacer la vie et l'existence mêmes du peuple palestinien sur sa terre natale », a affirmé Mahmoud Abbas, qui s'exprimait dans une vidéo préenregistrée devant l'Assemblée générale de l'ONU.

Privé de visa pour assister à l'assemblée générale de l'ONU, Mahmoud Abbas dénonce des «mesures punitives»

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui s'est vu refuser l'entrée aux États-Unis pour participer en personne à l'Assemblée générale de l'ONU, a dénoncé « des mesures punitives sans fondement légal ». « Nous rejetons les accusations et les justifications sur lesquelles le refus de visa a été formulé. Nous affirmons avoir rempli nos obligations, mené un vaste programme national de réforme globale, et respecté notre engagement envers le droit international, en renonçant à la violence et au terrorisme », a-t-il déclaré dans un discours retransmis à la tribune des Nations Unies.

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas devant l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre 2026 (Angela Weiss/AFP).

À la tribune, le président du Ghana appelle à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU en faveur de l'Afrique

Le président du Ghana a pointé les inégalités dans la gouvernance mondiale et appelé à une réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. « En Afrique, il y a 1,5 milliard de personnes, 18 % de l’humanité, nous constituons le plus grand bloc d’électeurs régionaux à l’Assemblée générale, et pourtant l’Afrique n’a toujours pas le moindre siège permanent au Conseil de sécurité de l’organisation des Nations Unies. Au XXIe siècle, c’est parfaitement inacceptable. L’Afrique doit obtenir un siège au Conseil de sécurité, assorti de tous les droits et responsabilités », a pointé John Dramani Mahama. Le président ghanéen a aussi estimé que les mêmes inégalités régissent les règles de la finance internationale.

Le président du Ghana John Dramani Mahama lors de l'Assemblée générale de l'ONU, le 24 septembre 2026 (Timoty A. Clary / AFP).

Le Président palestinien prendra la parole en visioconférence

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, prendra la parole mais en visioconférence, privé de visa pour la deuxième année consécutive. « Incapacité des dirigeants palestiniens à mener des réformes » et « activités persistantes compromettant les perspectives de paix », ce sont les arguments avancés par le département d'État américain pour justifier cette sanction, précise Nicolas Falez, du service international de RFI.

Le président palestinien était en visioconférence déjà l'année dernière, assis à son bureau à Ramallah entre deux drapeaux palestiniens. L'année où plusieurs États, dont la France et le Royaume-Uni s'ajoutaient à la longue liste des pays reconnaissant l'État de Palestine. Geste diplomatique fort mais sans effets sur le terrain. Cauchemar humanitaire sans issue dans la bande de Gaza, poussée de la violence des colons et nouvelles constructions en Cisjordanie. Institutions palestiniennes dénigrées par Israël comme par les États-Unis. C'est un président de 90 ans, affaibli y compris aux yeux de sa propre opinion, qui s'exprime aujourd'hui devant l'ONU, par écran interposé.

Première prise de parole à l'AG de l'ONU pour Michaël Randrianirina depuis sa prise de pouvoir à Madagascar

Pour la première fois depuis sa prise de pouvoir fin 2025, le colonel Michaël Randrianirina a participé à l’AG des Nations Unies. Le chef de l’État malgache a évoqué la lutte contre la faim, appelé au développement durable, et demandé une solidarité accrue, « plus intégrée et mieux coordonnée ». Il en a appelé multilatéralisme, face aux aléas, aux crises climatiques ou aux conflits armés. Il a dit à la tribune d'organiser des élections libres et transparentes d'ici la fin de l'année 2027.

Le colonel Michaël Randrianirina a participé à l’AG des Nations Unies (Angela Weiss/ AFP).

Le président du Zimbabwe ouvre la journée de débats à l'Assemblée générale de l'ONU

Emmerson Mnangagwa a ouvert la troisième journée de débats à l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Le président du Zimbabwe a vanté les mérites du multilatéralisme. Il a appelé à renforcer la voie des pays en développement dans les institutions financières internationales, précisant notamment que son pays a prévu de renforcer l’exploitation minière comme l’agriculture.

À l'ONU, grands patrons et dirigeants mondiaux veulent mieux contrôler le développement de l'IA

L’IA est l'enjeu de sécurité le plus important auquel le monde est confronté aujourd’hui. C'est en tout cas ce que pensent les patrons des principales entreprises d’intelligence artificielle basées aux États-Unis. Les PDG d’OpenAI, Anthropic et Hugging Face ont appelé hier le Conseil de sécurité de l'ONU à la vigilance, à la coopération internationale et la mise en place de garde-fous.

À l'ONU, grands patrons et dirigeants mondiaux veulent mieux contrôler le développement de l'IA

L’IA est l'enjeu de sécurité le plus important auquel le monde est confronté aujourd’hui. C'est en tout cas ce que pensent les patrons des principales entreprises d’intelligence artificielle basées aux…

Bienvenue dans le live de la rédaction de RFI sur la deuxième journée de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies ce mercredi 23 septembre. Retrouvez notre live d'hier consacré à cet évènement ici.

Assemblée générale de l’ONU: «Notre cible n'est pas la Russie, mais sa capacité à financer cette guerre», martèle Zelensky

La 81e Assemblée générale des Nations unies se tient jusqu’au 28 septembre à New York. Après les discours de Donald Trump et d’Emmanuel Macron mardi, les présidents iranien et ukrainien se sont à leur…

Assemblée générale de l’ONU: privé de visa, Mahmoud Abbas dénonce des «mesures punitives» — CongoNews