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Allemagne : l'extrême droite confirme sa progression

DW Afrique · Delphine Nerbollier · 21 septembre 2026 · Source originale

Après la Saxe-Anhalt, il y a deux semaines, où l'extrême droite est arrivée en tête, les chrétiens-démocrates du chancelier Friedrich Merz ont encaissé hier deux nouvelles défaites, lors d'élections régionales. Dans le Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, la CDU n'est désormais plus représentée au Parlement, du jamais vu, et dans la capitale, Berlin, le parti conservateur perd la gestion de la ville. Le chancelier est mis sous très forte pression mais confirme rester aux manettes.

Friedrich Merz aura attendu à peine cinq minutes et l'annonce des premières estimations de résultats, pour se présenter devant les Allemands. En général, les chanceliers ne réagissent jamais à chaud à des résultats de scrutins régionaux... mais hier la situation semblait s'imposer.,. Dans un courte intervention, Friedrich Merz confirme ne pas pouvoir enjoliver la situation, "le vote d'hier est un désastre."

Son parti, la CDU a encaissé dans la région du Mecklembourg-Poméranie- occidental une défaite historique. Il n'est plus représenté au Parlement régional. Inédit.

Le choc est d'autant plus grand que, le parti d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) , y confirme sa place de première force politique, avec 38% des suffrages. Dans la capitale, Berlin, la claque est un peu mois forte mais la défaite réelle... la CDU perd la gestion de la ville.

Devant les Allemands, le très impopulaire chancelier a choisi la clarté : il ne démissionnera pas, n'en déplaise aux rumeurs, au contraire il veut poursuivre sur la voie des réformes, même si elles sont impopulaires.

"Les réformes sont indispensables", a-t-il lancé . "Ce qu'il faut faire maintenant exige du courage, de la constance et de la patience. Je mobiliserai ces qualités en tant que président de la CDU et, surtout, en tant que chancelier de notre pays" a par ailleurs assuré Friedrich Merz.

Du coté des partenaires de Friedrich Merz, les sociaux démocrates du SPD , ils ressortent eux aussi affaiblis de ces scrutins... dans le Mecklembourg la populaire ministre présidente Manuela Schwesig fait un très bon score mais échoue à stopper la course folle de l'AfD. Cela pourrait compliquer un peu plus le travail de la coalition gouvernementale à Berlin selon le secrétaire général du parti, Tim Klussendorf.

Pour lui la leçon à tirer de ces scrutins est que "les gens veulent du changement (...) trouvent le changement nécessaire mais sans coupes sociales trop importantes..."

L'une des grandes gagnantes de cette journée électorale reste bien sur l'extrême droite." Nous sommes ancrés au sein de la population, nous sommes le nouveau parti populaire d' Allemagne ... nous avons pris la place de la CDU... les gens veulent un changement politique, ils veulent une politique qui prennent en compte les intérêts du pays" assure sa cheffe Alice Weidel .

Les prochains rendez-vous électoraux auront lieu dans six mois... six mois sous très forte tension pour Friedrich Merz. S'il est encore au manettes d'ici là.