Le Nigeria a nommé une commission d’enquête après la mort de 37 détenus

À Minna, capitale de l’État du Niger, les conséquences des événements de jeudi restent visibles. « Ça nous a beaucoup affectés », témoigne Livinus Igenegbai, un agent de services financiers mobiles de 31 ans. Selon lui, les commerces ont fermé et plusieurs habitants ont été blessés. Il évoque également les effets persistants des tirs de gaz lacrymogène : « Il y avait beaucoup de gaz lacrymogène partout hier. »
Trente-sept jeunes hommes ont été retrouvés morts jeudi dans une cellule surpeuplée du Corps nigérian de sécurité et de défense civile (NSCDC), après leur arrestation pour exploitation présumée illégale d’or. Des survivants affirment avoir été entassés dans une cellule mal ventilée. L’un d’eux a déclaré qu’une substance irritante avait été pulvérisée à l’intérieur avant que la porte ne soit refermée. Les détenus auraient également appelé à l’aide sans obtenir de réponse.
Les autorités ont réagi en annonçant une enquête indépendante. La commission, composée notamment d’un ancien responsable des renseignements, d’un expert médical, d’un militant des droits humains et d’un représentant des mineurs, dispose de deux semaines pour établir les éventuelles responsabil