Ebola : 7 475 cas au 16 septembre, et le Nord-Kivu qui prend le relais de l’Ituri

L’épicentre de l’épidémie d’Ebola se déplace. Au 16 septembre 2026, la République démocratique du Congo comptait 7 475 cas confirmés et 3 605 décès, selon la page de suivi du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, mise à jour le 18 septembre à 14 h 20 à partir d’un rapportage congolais du 17. Trois jours plus tôt, le bulletin hebdomadaire de l’OMS en dénombrait 7 258 et 3 510. Vingt-sept des soixante et onze nouveaux cas au Nord-Kivu Sur les vingt-quatre heures de rapportage précédentes, 71 nouveaux cas confirmés et 32 décès ont été enregistrés. Leur répartition dit où l’épidémie travaille : 41 en Ituri, 27 au Nord-Kivu, 2 dans le Haut-Uélé, 1 dans la Tshopo. L’Ituri reste majoritaire, mais le Nord-Kivu pèse désormais plus d’un tiers des nouveaux cas d’une journée. En cumul, l’Ituri compte 5 792 cas et 2 642 décès dans 28 de ses 36 zones de santé. Le Nord-Kivu en compte 1 350 et 828, dans 16 zones sur 34. Suivent le Haut-Uélé avec 292 cas et 118 décès, la Tshopo avec 30 et 11, le Bas-Uélé avec 7 et 4, le Sud-Kivu avec 3 et 1, le Sud-Ubangi avec un cas et un décès. Au total, 62 zones de santé sur 167 sont touchées dans sept provinces. « L’épidémie ne recule pas, elle se déplace » Médecins sans frontières a fait le même constat la veille, le 18 septembre. « Considérer que l’épidémie est sous contrôle parce que certains de nos Centres de traitement Ebola (CTE) reçoivent moins de patients serait une erreur », y déclare Anthony Kergosien, coordinateur des urgences de MSF à Bunia. Il précise : « En Ituri, qui était l’épicentre initial de l’épidémie, la situation semble effectivement ralentir. Mais à l’échelle nationale, le nombre de nouveaux cas n’a pas diminué. » Pour l’organisation, « le Nord-Kivu représente désormais près de la moitié des nouveaux cas confirmés ». Sur la dernière journée documentée, la part du Nord-Kivu est de 27 cas sur 71, soit 38 %. L’écart entre ce chiffre et celui de MSF tient à la période retenue : l’organisation parle des derniers jours, la page européenne d’un seul cycle de rapportage. Le suivi des contacts remonte Un indicateur s’améliore. Au 16 septembre, 87,6 % des contacts identifiés étaient suivis dans les provinces touchées, contre 85,3 % au 7 septembre. C’est le taux le plus élevé relevé depuis le début de l’épidémie dans les documents publiés. Le nombre de guéris progresse également, à 1 798 personnes. Celui des malades hospitalisés en isolement, 905, est en revanche identique à celui publié trois jours plus tôt, ce que les documents disponibles n’expliquent pas. MSF déploie plus de 2 800 soignants, neuf centres de traitement et quinze unités d’isolement, et dit avoir pris en charge plus de 3 100 patients depuis le début de l’épidémie, chiffres arrêtés au 16 septembre. L’organisation demande aux agences des Nations unies, et en particulier à l’OMS, de renforcer leurs activités dans les zones reculées. « Cette stratégie vise à détecter et à contenir rapidement les nouveaux foyers de transmission avant qu’ils ne se transforment en flambées de grande ampleur dans des zones ne disposant d’aucune capacité de réponse », explique Anthony Kergosien. Le taux de létalité n’est pas imprimé par la source européenne. Le dernier publié, 48,4 %, est celui du bulletin hebdomadaire de l’OMS arrêté au 13 septembre. Le bulletin suivant, arrêté au 20 septembre, est attendu dans le courant de la semaine prochaine. The post Ebola : 7 475 cas au 16 septembre, et le Nord-Kivu qui prend le relais de l’Ituri appeared first on BETO .