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Rentrée économique de la FEC : au-delà de quelques avancées enregistrées, dix préoccupations demeurent sans réponse

Zoom Eco · Kiala Curnis · 18 septembre 2026 · Source originale

Tout en saluant les avancées enregistrées, notamment sur la question du SMIG, la suppression du péage de Kaniaka, la résolution de la crise au sein de la Congolaise des Voies Maritimes ainsi que l’harmonisation de vues intervenue sur la facture normalisée. La Fédération des entreprises du Congo déplore encore plusieurs autres préoccupations, pourtant assorties de propositions précises, qui demeurent sans solution effective et continuent de peser sur l’activité et la compétitivité des entreprises. Le Président de la FEC, Robert Malumba l’a déclaré, ce jeudi 17 septembre 2026, devant la Première Ministre à l’occasion de la rentrée économique du patronat congolais. Ces dix préoccupations concernent plusieurs secteurs de l’économie nationale. 1. Secteur agro-industriel Dans le secteur agro-industriel, la question de la TVA appliquée à l’huile de palme produite localement reste, à ce jour, sans solution effective alors que la FEC avait attiré l’attention du Gouvernement sur le déséquilibre résultant d’une fiscalité qui pèse sur la production locale. Dès lors, certaines huiles importées bénéficient de conditions fiscales plus favorables. « Nous avions proposé la suspension de la TVA sur l’huile de palme produite localement afin de rétablir une concurrence équitable », a insisté Robert Malumba. 2. Taux réduit de 1 % de TVA sur les intrants agro-industriels La problématique du taux réduit de 1 % de TVA sur les intrants agro-industriels n’a, elle non plus, pas encore trouvé de règlement satisfaisant : Bien que cette mesure soit prévue par la législation financière, son opérationnalisation dans le système douanier demeure défaillante. La FEC avait demandé la réactivation durable de ce paramétrage dans le système SYDONIA. 3. Règlement de la dette publique intérieure La problématique du règlement de la dette publique intérieure demeure préoccupante : La FEC propose la mise en place d’une Commission conjointe Ministère des Finances–FEC, à l’instar de l’approche ayant permis l’harmonisation de vues sur la facture normalisée. 4. Remboursement des crédits de TVA S’agissant du remboursement des crédits de TVA, le mécanisme rapide, transparent et prévisible sollicité par la FEC reste encore à concrétiser pleinement : L’immobilisation prolongée de ces créances prive les entreprises d’une partie de leur trésorerie, réduit leur fonds de roulement et accroît leur recours au financement bancaire. 5. Imposition des indemnités de logement En matière sociale, l’imposition des indemnités de logement reste également en attente d’une clarification définitive : La Fédération avait demandé qu’il soit sursis à l’application des arrêtés provinciaux concernés dans l’attente d’un examen concerté avec les partenaires sociaux. 6. Accès des PME au financement Les difficultés d’accès des PME au financement persistent, sans que les mécanismes attendus aient encore permis d’apporter une réponse à la hauteur des besoins alors que la FEC avait notamment demandé la redynamisation des mécanismes de garantie publique. 7. Secteur minier Dans le secteur minier, les préoccupations liées au mécanisme de calcul du solde de l’Impôt sur les Bénéfices et Profits n’ont pas encore reçu les clarifications techniques attendues : La FEC avait demandé une concertation préalable afin d’éviter que les variations du taux de change ne conduisent à des compléments d’impôt importants. 8. Augmentation du taux de TVA L’augmentation du taux de la TVA de 1 à 8 % sur certains produits de première nécessité, introduite par la Loi de finances rectificative pour l’exercice 2026 récemment publiée au Journal officiel. 9. Taxe d’extraction sur les produits de carrières L’augmentation substantielle de la taxe d’extraction applicable aux produits de carrières constitue une nouvelle source de préoccupation pour les entreprises du secteur des matériaux de construction. Selon les informations reçues, la taxe d’extraction serait passée de 0,8 à 3 USD la tonne, soit près de quatre fois son niveau antérieur, sans concertation préalable suffisante. Représentant près de 25 % du prix de vente, elle affecterait fortement la compétitivité des entreprises formelles. La FEC en sollicite le réexamen avec l’Hôtel de Ville de Kinshasa. 10. Transporteurs routiers nationaux Enfin, la situation des transporteurs routiers nationaux reste profondément préoccupante, les mesures de rationalisation sollicitées n’ayant pas encore permis de corriger le déséquilibre constaté. Les entreprises de droit congolais ne détiennent qu’environ 3 % du marché dans la zone Sud-Est, contre 97% pour les entreprises dont les véhicules sont immatriculés à l’étranger, tandis que le poids cumulé des péages continue de réduire leur compétitivité. Pour Robert Malumba, les préoccupations ci-évoquées démontrent la nécessité de renforcer davantage l’efficacité du dialogue entre le Gouvernement et le secteur privé. Au-delà de l’identification des difficultés, l’attente de la FEC est désormais que chaque décision arrêtée soit suivie d’une mise en œuvre effective, dans des délais clairement définis et selon des résultats mesurables. Nadine FULA

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