Affaire Katumbi à la cassation : les avocats dénoncent un « passage en force » et l'incompétence de la Cour

Une vive polémique judiciaire entoure les dossiers concernant Moïse Katumbi Chapwe.
Dans une correspondance officielle adressée au premier président de la Cour de cassation, l'un de ses conseils, Maître Seignior Mazaba Wa Bobaka, monte au créneau pour dénoncer des violations graves des procédures et des droits de la défense constatées lors de l'audience du lundi 26 octobre 2026.
La défense pointe du doigt une série d'anomalies procédurales majeures qui entachent la régularité de la procédure :
Vers une demande de réouverture des débats
Face à ce que les conseils qualifient de « passage en force » — marqué par un refus catégorique d'accorder la parole aux avocats de la défense lors de l'audience du 26 octobre — la défense appelle le premier président de la Cour de cassation à user de ses prérogatives de régulateur pour corriger ces dérives. Un courrier séparé doit formellement solliciter la réouverture des débats afin de rétablir le respect des règles élémentaires d'un procès équitable en République Démocratique du Congo.
Pour rappel, Raphaël Katebe Katoto accuse depuis 2024 son demi-frère cadet Moïse Katumbi de spoliation de plusieurs biens dans le Haut-Katanga, dont une villa à Lubumbashi et des fermes. L'entourage de l'opposant rejette ces accusations.
Le contexte politique est également évoqué par les deux camps. Proche du président Félix Tshisekedi, Raphaël Katebe Katoto soutient son maintien au pouvoir au-delà de 2028. Les proches de Moïse Katumbi dénoncent pour leur part "une véritable messe noire" organisée pour écarter un adversaire politique en exil.
La Cour de cassation ne s'est pas encore prononcée sur la lettre de la défense.