Recherche scientifique : l’INOHA signe des protocoles d’accord avec les programmes de santé mentale et d’élimination de la dracunculose

La cérémonie a été marquée par la signature de protocoles d’accord (MoU) entre l’INOHA et deux programmes du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, à savoir : le Programme de santé mentale et le Programme national d’élimination de la dracunculose. Ces accords visent à formaliser la collaboration entre institutions scientifiques et programmes de santé publique, afin d’orienter les travaux de recherche vers les problèmes rencontrés sur le terrain et les besoins des structures opérationnelles.
Ouverte le mercredi 21 octobre, cette activité a réuni 37 apprenants, dont 25 inscrits au master ECOM-ALGER et 12 au master ECOGM. Durant quatre jours, ils ont présenté leurs projets devant des experts afin de bénéficier de conseils et d’orientations scientifiques avant les stages et les défenses finales.
Pour le professeur Didier Bompangue, directeur général adjoint de l’INOHA, cette édition marque une nouvelle étape dans l’évolution de l’institution, qui entend adapter ses formations aux besoins du terrain.
Il a précisé que les sujets de recherche seront désormais définis en collaboration avec les institutions publiques afin de permettre une utilisation concrète des résultats obtenus.
Concernant l’évaluation des travaux présentés, le directeur général adjoint a indiqué que les apprenants se trouvent encore à l’étape de structuration des protocoles. Ils devront ensuite effectuer des stages de trois mois avant les défenses finales.
De son côté, le docteur Martin Chico Wantetila Kinkela, directeur du Programme national d’élimination de la dracunculose au ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, a expliqué les axes de collaboration liés au mémorandum d’entente évoqué dans son intervention, notamment la surveillance de la maladie, la production de documentation scientifique et la formation.
Il a expliqué que l’approche « One Health », ou « Une seule santé », permet de prendre en compte les interactions entre la santé humaine, la santé animale et l’environnement dans la lutte contre la trypanosomiase. Il a également souligné l’apport attendu de l’expertise scientifique de l’INOHA dans les activités de surveillance.
Pour sa part, le docteur Delphin Antwisi, spécialiste de l’approche « One Health » au sein de l’Unité de gestion du Programme de développement du système de santé (UG-PDSS), a insisté sur la nécessité de renforcer la collaboration entre les universités et les ministères pour que les résultats scientifiques contribuent à l’élaboration des politiques publiques.
Le docteur Delphin Antwisi a également salué la pertinence des projets présentés, qui portent notamment sur la gestion des épidémies, la détection rapide, la santé mentale, la santé environnementale et la résilience des systèmes de santé face aux situations d’urgence.
Selon lui, les populations sont les principales bénéficiaires de cette collaboration, dans la mesure où les données produites par les chercheurs peuvent contribuer à l’élaboration de politiques publiques mieux adaptées aux besoins du système de santé.
La 12ᵉ édition des Grands Témoins s’est achevée sur cette volonté de rapprocher la recherche universitaire des réalités opérationnelles du secteur de la santé.