La société civile du Nord-Kivu appelle à l’unité face à l’émergence du Front pour la refondation de la nation

La société civile du Nord-Kivu appelle les communautés de la province à renforcer leur unité et leur cohésion face aux menaces sécuritaires liées à l’émergence du Front national pour la reconstruction (FRN), un mouvement politico-militaire dirigé par l’ex-président Joseph Kabila. Dans une déclaration rendue publique jeudi 22 octobre à Beni, elle demande également l’implication de la justice nationale et des mécanismes internationaux pour poursuivre les auteurs présumés des actes de déstabilisation de la RDC.
Le président de la coordination provinciale de la société civile du Nord-Kivu, John Banyene, met en garde contre les risques de division entre les communautés. Il invite la population à rester vigilante et à ne pas céder aux discours susceptibles de fragiliser la cohésion sociale.
Dans sa déclaration, il accuse Joseph Kabila de représenter une menace pour la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Il estime que son arrestation et son renvoi devant la justice internationale seraient nécessaires pour favoriser l’aboutissement des processus de paix.
« Nous recommandons au président de la République de mobiliser les ressources humaines et matérielles nécessaires pour étouffer dans l’œuf la velléité belliciste de l’AFC-M23-FRN », déclare John Banyene.
La société civile sollicite la justice internationale
La structure citoyenne demande également au procureur de la Cour pénale internationale (CPI) de se saisir des crimes commis dans l’est de la RDC et de poursuivre les responsables présumés.
Elle appelle par ailleurs les communautés ethniques du Nord-Kivu à rester unies et solidaires derrière les institutions légalement établies, face à ce qu’elle présente comme une nouvelle menace pour la stabilité de la province.