Le gouverneur du Sankuru se range derrière Félix Tshisekedi pour faire face à l'agression

La province du Sankuru se range derrière le gouverneur Jules Lodi Emongo et réaffirme son engagement à contribuer à la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo. C’est la position exprimée à l’issue de la réunion du comité provincial de sécurité, élargie à la 20ᵉ région militaire, consacrée à l’examen de la situation sécuritaire.
À l’issue de cette rencontre, le chef de l’exécutif provincial a assuré que les forces de défense et de sécurité sont prêtes à protéger la population et à défendre la souveraineté nationale.
Face aux inquiétudes que pourrait susciter la situation sécuritaire nationale, le gouverneur a appelé la population du Sankuru au calme et à la confiance envers les services compétents.
Jules Lodi Emongo a également insisté sur la nécessité d’une collaboration étroite entre les habitants et les forces de défense et de sécurité, notamment pour prévenir toute infiltration. Il a ainsi invité la population à signaler tout mouvement suspect aux services de renseignement, afin d’éviter que les villages, les groupements et les secteurs de la province ne servent de points d’appui à l’ennemi.
Le gouverneur a, par ailleurs, réaffirmé le soutien de son gouvernement au commandant suprême des Forces armées de la RDC, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, dans la défense des intérêts nationaux.
Joseph Kabila a choisi la voie des armes et sa position a provoqué une onde de choc dans la classe politique congolaise. L’ancien président de la République, au pouvoir de 2001 à 2019, s’est officiellement placé à la tête d’une nouvelle plateforme politico-militaire, le Front pour la refondation de la nation (FRN), annoncée le 12 octobre 2026 à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo. Cette structure succède à l’AFC/M23, dont les principaux responsables restent présents dans ses rangs.
À Kinshasa, cette évolution est perçue comme une menace supplémentaire contre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, accuse l’ancien chef de l’État de s’engager dans une offensive contre la République. Pour les autorités, le recours aux armes ne peut justifier la conquête du pouvoir ni la remise en cause des institutions.