La C64 au bord de l’éclatement : la question Kabila divise

C'était la coalition qui se voulait le nouvel espoir de l'opposition radicale. Aujourd'hui, la C64 est au bord de l'implosion. Au cœur de la fracture : Joseph Kabila et son alliance assumée avec la rébellion de l'AFC/M23.
Le sujet, tabou il y a encore quelques mois, a explosé lors des dernières réunions stratégiques de la plateforme à Kinshasa et en visioconférence depuis l'étranger.
Deux lignes s'affrontent désormais ouvertement.
Camp 1 : "C'est de la survie"
Pour une aile importante de la C64, composée de plusieurs anciens ministres et cadres du FCC restés fidèles à l'ancien président, la démarche de Kabila est justifiée.
"Il faut comprendre la situation. On a voulu l'humilier, le pousser à l'exil, saisir ses biens, le poursuivre judiciairement alors qu'il est sénateur à vie. Il est coincé par Kinshasa. Sa rébellion n'est pas une attaque contre la République, c'est un instinct de survie politique", confie sous anonymat un leader de la C64 basé à Lubumbashi.
Pour ce camp, Kabila n'a fait que répondre à ce qu'ils appellent "l'acharnement du régime Tshisekedi". Sans cette pression, disent-ils, il ne se serait jamais ra