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Kinshasa : les propriétaires de salles de fête sommés se présenter à l’hôtel de Ville en 5 jours, sous peine de fermeture

Beto.cd · Rédaction Kinshasa · 10 septembre 2026 · Source originale

Les propriétaires et exploitants de toutes les salles de fêtes, salles de spectacles, espaces culturels et événementiels de Kinshasa doivent se présenter du jeudi 10 au lundi 15 septembre 2026 à l’Hôtel de Ville, salle Kin Malebo. Passé cette date, les établissements dont le responsable ne se sera pas manifesté seront fermés. La mesure figure dans un communiqué du gouvernorat de Kinshasa signé par le vice-gouverneur Eddy Iyeli Molangi, rendu public le 9 septembre 2026. Elle intervient cinq jours après l’incendie de la salle Panacée, à Lingwala. Cinq points de contrôle, une commission mixte Une commission mixte est chargée de vérifier la conformité de ces établissements. Le contrôle porte sur cinq points : les dispositifs anti-incendie, les installations électriques, les issues de secours, la capacité d’accueil et les conditions générales de sécurité. La sanction est énoncée sans ambiguïté dans le communiqué : « Passé le délai du 15 septembre 2026, tout établissement dont le responsable ne se sera pas conformé aux présentes dispositions sera fermé. » La convocation vise la présentation des exploitants, préalable au contrôle lui-même. Le communiqué ne fixe pas de délai pour la visite des lieux, ni de date de publication des résultats. Un contrôle national avait été ordonné le 5 septembre La démarche kinoise s’inscrit dans une instruction plus large. Le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur avait ordonné, dès le 5 septembre, un contrôle systématique des salles de fêtes sur l’ensemble du territoire, avec un rapport d’exécution attendu pour Kinshasa dans un délai de quinze jours. BETO a rendu compte de cette instruction et de son calendrier. « Tout lieu qui ne répond pas aux normes doit être immédiatement fermé », déclarait le ministre de l’Intérieur, cité par Radio France internationale le 6 septembre 2026. Le rapport attendu pour Kinshasa arrive donc à échéance autour du 20 septembre, soit cinq jours après la clôture de la convocation ouverte le 10. Le contrôle porte sur le bâti, pas sur l’assurance Les cinq points de contrôle énumérés par le gouvernorat concernent tous l’état matériel des lieux. Aucun ne porte sur la police d’assurance incendie. Or une salle de spectacle ou de loisirs relève de l’obligation d’assurance incendie posée par l’article 210 du code des assurances. BETO a établi le champ exact de cette obligation et la faiblesse de sa sanction , plafonnée au montant annuel de la prime. Un établissement peut donc se présenter salle Kin Malebo, satisfaire aux cinq points, et n’être couvert par aucune assurance le jour où il brûle. La question de l’indemnisation des victimes n’est traitée par aucun des deux dispositifs. Cinq jours après, le bilan de la Panacée n’est toujours pas consolidé Le gouvernorat de Kinshasa retient au 9 septembre douze décès confirmés. Le bourgmestre de Lingwala, Norbert Muchiga, avait avancé vingt-deux morts en bilan provisoire, le vice-gouverneur avait parlé d’« une dizaine ». Aucune explication publique de l’écart n’est fournie. Radio Okapi retenait encore vingt-deux morts dans son émission de service public du 9 septembre, le jour même où le gouvernorat en retenait douze. BETO avait relevé la coexistence de ces trois chiffres officiels dès le 8 septembre. Le contrôle ambulatoire des vingt et un blessés sortis de l’hôpital, échu le 7 septembre, n’a donné lieu à aucune publication. La sécurité incendie de la capitale fait par ailleurs l’objet de deux interpellations écrites, celle du député provincial Aubin Mukanu sur les douze camions anti-incendie annoncés et jamais livrés, et celle de l’expert Bobo Ngonda sur l’application du décret du 12 février 2024. Ce qui reste à établir Le nombre de salles de fêtes recensées à Kinshasa n’est publié par aucune autorité. La composition de la commission mixte et l’administration qui la préside ne sont pas précisées. Le gouvernorat n’a pas expliqué l’écart entre vingt-deux et douze morts. L’identité de l’exploitant de la salle Panacée et son statut administratif ne sont pas rendus publics. Aucun bilan consolidé signé par l’Hôtel de Ville, le ministère de l’Intérieur ou le ministère de la Santé publique n’existe cinq jours après le drame. The post Kinshasa : les propriétaires de salles de fête sommés se présenter à l’hôtel de Ville en 5 jours, sous peine de fermeture appeared first on BETO .

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