Maniema : La Société civile alerte sur la destruction de la biodiversité autour du parc national de la Maïko…

Selon la Coordination de la Société civile de Lubutu dans un entretien téléphonique avec lepotentiel.cd ce Mardi 20 octobre 2026, des exploitants miniers artisanaux et industriels s’introduisent illégalement dans la zone tampon et à l’intérieur même du parc national. Ces activités seraient notamment à l’origine de déversements de mercure dans les cours d’eau, faisant peser des risques sur l’environnement et la santé des populations riveraines.
La structure citoyenne dénonce également une déforestation massive ainsi que le braconnage d’espèces animales intégralement protégées, notamment à l’aide de pièges à câbles. Elle signale, par ailleurs, le transport de cadavres d’animaux sauvages sans contrôle vétérinaire, une situation qui suscite des inquiétudes sanitaires en raison des risques potentiels de transmission de maladies de l’animal à l’homme.
« La situation devient préoccupante face à la destruction de la biodiversité, à l’exploitation minière illégale et au braconnage intensif », alerte la Société civile, selon les éléments communiqués par sa coordination locale.
Autre préoccupation soulevée : les intimidations et les menaces dont seraient victimes les éco-gardes communautaires et les chefs coutumiers engagés dans la protection de ces espaces naturels. Ces pressions risqueraient de compromettre les efforts locaux de conservation de la biodiversité.
Jean-Pierre Mutoro Mumbere son président sollicite l’implication urgente des autorités provinciales du Maniema, de la Tshopo et du Nord-Kivu. Elle demande des mesures concrètes pour faire cesser les activités illégales, sécuriser les personnes chargées de protéger la forêt et préserver les ressources naturelles du parc national de la Maïko.
Notons enfin que, protéger un patrimoine naturel menacé et garantir la sécurité des communautés qui vivent aux abords de cette aire protégée.