France : Donald Trump réagit aux violences du 17 octobre et appelle à fermer les frontières

Le président américain établit un lien entre les violences survenues en France et l’immigration, dans un message publié sur Truth Social. Les autorités françaises n’ont pas encore réagi à ses déclarations.
Le président américain Donald Trump a réagi dimanche aux violences survenues en France le 17 octobre, affirmant que « la France est en feu » et appelant les autorités françaises à fermer les frontières, dans un message publié sur son réseau social Truth Social.
« La France est en feu ! L’immigration de personnes venues d’un monde totalement différent, de personnes qui ont la haine au cœur, a brisé ce pays autrefois si grand », a écrit le locataire de la Maison-Blanche.
« Fermez vos frontières et reprenez le contrôle avant qu’il ne soit trop tard ! », a-t-il ajouté.
Le président américain établit ainsi un lien entre l’immigration et les violences qui ont secoué plusieurs villes françaises, sans apporter, dans son message, d’éléments permettant d’étayer cette association.
Ses déclarations interviennent dans un contexte de mobilisation d’ampleur nationale, qui rassemble des manifestants aux profils et aux revendications divers. Le mouvement, qui ne se limite pas à une catégorie particulière de la population, est notamment alimenté par des revendications sociales et économiques ainsi que par des critiques à l’égard des politiques gouvernementales. La journée du 17 octobre a été marquée par des affrontements avec les forces de l’ordre, des incendies et des dégradations dans plusieurs villes françaises.
Selon le bilan communiqué par le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, plus de 2 000 personnes ont été interpellées et plus de 600 policiers, gendarmes et sapeurs-pompiers ont été blessés lors des incidents du 17 octobre.
À ce stade, les autorités françaises n’ont pas encore réagi publiquement aux déclarations du président américain.
Face aux violences, le président Emmanuel Macron doit réunir dimanche soir les principaux responsables du gouvernement pour faire le point sur la situation