Les FARDC mettent en garde les miliciens Mobondo réfractaires au désarmement à Kwamouth

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) appellent les miliciens Mobondo encore actifs dans le territoire de Kwamouth, dans la province du Maï-Ndombe, à déposer volontairement les armes. Mardi 13 octobre, l’armée a mis en garde ceux qui continuent d’imposer des taxes illégales aux agriculteurs, malgré les avancées du processus de désarmement.
Selon le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole de la 11ᵉ région militaire, l’insécurité a sensiblement baissé dans l’espace Grand Bandundu, affirmant cepandant que des poches de résistance persistent dans le sud-est du territoire de Kwamouth, où certains combattants continuent de faire pression sur les populations.
Bien que la majorité des villages autrefois sous l'emprise des milices aient été libérés, permettant un retour progressif des populations déplacées, des poches d'insécurité persistent dans le sud-est de Kwamouth. Sous la conduite de chefs réfractaires comme le nommé Cobra, certains combattants continuent d'exercer des pressions sur la population, déplore-t-il.
Selon les informations communiquées par l’armée, ils imposent des taxes illégales aux agriculteurs avant de leur permettre d’accéder à leurs propres champs ou d’en exploiter les ressources.
Le capitaine Antony Mualushayi dénonce ces pratiques, qu’il assimile à une forme d’insécurité et de tracasserie. Il met également en garde les combattants qui, après avoir adhéré au processus de désarmement, retournent sur le terrain pour rétablir leur contrôle sur les populations.
« On ne peut pas utiliser le processus de paix comme couverture pour retourner sur le terrain et reconstituer une autorité parallèle », prévient-il.
L’armée présente le désarmement volontaire comme une possibilité pour les miliciens de renoncer à la lutte armée et de reprendre une vie civile. L’armée insiste toutefois sur le fait que les accords de paix ne peuvent servir de prétexte à la poursuite des exactions contre les civils.
Les FARDC préviennent que les éléments qui refuseront de se soumettre au désarmement volontaire feront l'objet d'opérations militaires de traque pour sécuriser les activités champêtres et les axes routiers de Kwamouth.