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Affaire « Rémunération des inspecteurs du travail » : Le gouvernement précise les instructions de Félix Tshisekedi

7sur7.cd · 12 octobre 2026 · Source originale

Des publications diffusées sur les réseaux sociaux accusent le ministre des Finances de ne pas avoir exécuté les instructions du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, concernant la rémunération de cette catégorie d’agents publics. La mise au point conteste cette interprétation et précise que les orientations présidentielles ne prescrivent pas le paiement immédiat de l’intégralité du barème salarial.

Lors de la 94ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le chef de l’État a demandé au gouvernement, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, de faire de la réforme de l’Inspection générale du travail (IGT) une priorité. Les orientations annoncées portent notamment sur le renforcement de l’autonomie administrative et financière de cette institution, la régularité de la rémunération des inspecteurs et contrôleurs du travail, ainsi que la modernisation des services et le renforcement des capacités professionnelles.

Selon les précisions apportées, plusieurs mesures ont été engagées pour concrétiser ces orientations. Elles concernent notamment la réorganisation de l’IGT et l’intégration de la rémunération des inspecteurs et contrôleurs du travail dans l’état liquidatif du quatrième trimestre 2026. Des crédits destinés à l’installation et au fonctionnement de l’institution sont également prévus dans le cadre de la préparation du budget 2027.

Le différend porte essentiellement sur le niveau de rémunération. D’après la mise au point, le montant actuellement intégré à la paie représente environ 30 % du barème salarial, soit près de 1,5 million de francs congolais par mois pour un inspecteur du travail. Les revendications portent sur l’application intégrale de ce barème, estimée à environ 5 millions de francs congolais mensuels.

La mise au point défend une application progressive des barèmes salariaux, en tenant compte des ressources budgétaires et de la trésorerie de l’État. Elle rappelle que d’autres catégories d’agents publics, notamment les professeurs d’université, les enseignants, les médecins et les infirmiers, ne bénéficient pas non plus de l’intégralité de leurs barèmes respectifs.

Cette approche est également justifiée par les contraintes financières auxquelles le gouvernement fait face, notamment les dépenses liées à la situation sécuritaire du pays. Le passage immédiat d’une rémunération d’environ 1,5 million à 5 millions de francs congolais est ainsi présenté comme difficilement compatible avec les capacités financières actuelles de l’État et les arbitrages budgétaires entre les différentes administrations.

La mise au point dénonce par ailleurs ce qu’elle considère comme une instrumentalisation politique des revendications professionnelles. Elle reproche à certaines publications de présenter l’absence de paiement intégral du barème comme un refus personnel du ministre des Finances d’exécuter les instructions du chef de l’État. Elle appelle ainsi à distinguer les orientations présidentielles des modalités de leur mise en œuvre dans le cadre budgétaire du gouvernement.

Il convient de souligner que les revendications des inspecteurs et contrôleurs du travail portent sur l’amélioration de leurs conditions de rémunération et le renforcement de l’Inspection générale du travail. La poursuite du dialogue avec les administrations compétentes devra permettre d’examiner leurs attentes, les mesures déjà engagées et les possibilités d’amélioration progressive de leur rémunération.

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