Après les fortes pluies, la rentrée scolaire a lieu ce lundi au Sénégal

Masque bien ajusté sur le visage, gants de protection aux mains, El Hadji Mamadou Niang s'active au milieu des volontaires. Ancien élève de l'école élémentaire Hamo 4 de Guédiawaye, il est revenu là où tout a commencé pour contribuer à la remise en état de l'établissement et permettre aux plus jeunes d'étudier dans de meilleures conditions.
"Nous sommes redevables à tout ce que l'école a fait pour nous. D'abord, nous sommes de la cité, nous sommes partis de la communauté mais aussi nous gérons des responsabilités dans cet établissement, raison pour laquelle, depuis chaque année, 3 à 4 ans, on s'active au début de l'année pour pouvoir permettre à nos jeunes frères, à nos enfants de pouvoir étudier dans les meilleures conditions" , déclare Niang.
À coups de balais, de râteaux et de brouettes, les volontaires s'emploient à rendre les lieux propres et accueillants avant le retour des élèves. Mais si l'école Hamo 4 se prépare à reprendre ses activités, tous les établissements du pays ne sont pas dans la même situation. Un contraste que déplore El Hadji Mamadou Niang, qui appelle les autorités à investir davantage dans les infrastructures scolaires.
"Nous interpellons nos autorités locales, mais aussi nos autorités étatiques, pour qu'ils mettent beaucoup plus d'avantages et de moyens dans les établissements, afin que ces problèmes que nous vivons et qui vont impacter sur le quota horaire, nous perdons une semaine, deux semaines de cours, il y en a certains même qui, pratiquement tout le mois d'octobre, ne vont pas avoir la possibilité de commencer les anciens apprentissages", a déploré Niang.
Sur place, à l'école élémentaire Hamo 4, l'initiative suscite l'adhésion. Samba Hary Fall, notable du quartier, est venu encourager ces jeunes, mobilisés pour le bien de leur communauté et de l'école publique.
"Je m'en réjouis, parce qu'ici à Amonkap, on a des jeunes très dynamiques, très volontaires et très engagés pour le bien-être de tout ce qui est socio-éducatif. Mais également, au nom de la communauté éducative" , se félicite Fall.
La mobilisation se poursuit jusque dans les moindres recoins de l'établissement. Riverains, membres de la communauté éducative et responsables scolaires travaillent côte à côte. Le directeur de l'école, Dethie Ndione, salue cette participation collective.
"Le CGE a mobilisé les riverains, ils sont tous là, il est notable, les chefs de santé, on est là ensemble pour essayer d'améliorer les conditions", déclare Ndione.
À Hamo 4, la solidarité communautaire vient ainsi prêter main-forte à l'école pour préparer la reprise des cours. Les efforts engagés devraient permettre aux élèves de retrouver ce 12 octobre leurs salles de classe et de démarrer l'année scolaire dans de meilleures conditions.