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Un premier centre de retour dès l’année prochaine en Afrique

DW Afrique · Kossivi Tiassou · 1 octobre 2026 · Source originale

L'idée, c'est de créer des centres de retour dans des pays situés en dehors de l'Union européenne. La Grèce, l'Allemagne, l'Autriche, le Danemark et les Pays-Bas travaillent ensemble sur ce projet.

Le premier centre pourrait voir le jour au deuxième semestre 2027, selon le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris. Le pays qui l'accueillera n'est pas encore officiellement connu. Mais le Rwanda et l'Ouganda notamment sont évoqués.

Attention, il ne s'agirait pas de centres où les demandes d'asile seraient examinées. Les personnes y seront envoyées une fois leur demande d'asile définitivement rejetée . Elles y seraient accueillies temporairement, le temps d'organiser leur retour vers leur pays d'origine.

Les cinq Etats européens garderont la responsabilité de ces personnes et financeront eux-mêmes le dispositif. Des organisations internationales, comme le HCR ou l'Organisation internationale pour les migrations (OIM), pourraient aussi en assurer le suivi.

Pour les promoteurs du projet, le nouveau cadre juridique européen permet désormais d'aller plus loin sur ce sujet.

Les précédents centres de retours sont loin d’être concluants.

Le Royaume-Uni a abandonné son projet d’envoyer des migrants au Rwanda. Auparavant, le gouvernement britannique avait versé près de 700 millions de livres sterling au Rwanda, pour finalement n’y transférer que quatre personnes au total.

Et en Albanie, le dispositif mis en place par l’Italie a rencontré de nombreux obstacles juridiques. Depuis mars 2025, seules quelque 500 personnes y ont été transférées. Le coût total du dispositif, lui, est estimé à plus de 670 millions d’euros d’ici 2028.

Les associations de défense des droits humains restent très prudentes. Elles craignent notamment des difficultés d’accès à un avocat, aux soins médicaux et des garanties insuffisantes contre des expulsions vers des pays où les personnes pourraient être menacées.

Et reste une autre inconnue : le coût. Les expériences précédentes ont coûté très cher, pour un nombre limité de retours.

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