Proposition de loi sur l’avortement médicalisé: Nganini et Ngondankoy à couteaux tirés

Une proposition de loi visant à encadrer l’interruption médicalisée de grossesse en République démocratique du Congo est au cœur d’une controverse grandissante, à peine une semaine après son dépôt à l’Assemblée nationale.
Le texte, porté par le député national Pacquis Nganini Atabakutuba et réceptionné le 21 septembre 2026 au cabinet du président de la chambre basse, entend mettre la législation congolaise en conformité avec l’article 14 du Protocole de Maputo, ratifié par la RDC et publié au Journal officiel en 2018. Cette disposition autorise l’avortement médicalisé dans des cas précis : viol, inceste, danger pour la vie ou la santé de la femme enceinte, ou malformation fœtale grave.
Pour son auteur, l’objectif est double : sécuriser juridiquement patientes et soignants, et endiguer la persistance des avortements clandestins dans le pays. Il insiste sur le fait que son initiative ne vise ni à « banaliser » ni à « généraliser » l’interruption de grossesse, et appelle à un débat parlementaire respectueux des sensibilités de chacun.
Une opposition frontale au nom de la Constitution
Le député Paul-Gaspard Ngondankoy Nkoy-ea-Loongya, qu