Deuil national en RDC : pourquoi Kenge et pas les autres tragédies ?

Le crash aérien survenu à Kenge, dans la province du Kwango, qui a fait 17 morts, a conduit les autorités congolaises à décréter trois jours de deuil national. Une décision qui ravive une question récurrente : selon quels critères un drame devient-il suffisamment grave pour justifier un deuil national en République démocratique du Congo ?
La RDC est une nouvelle fois plongée dans le deuil après le crash d’un aéronef survenu vendredi 25 septembre à Kenge. Le bilan communiqué par les autorités provinciales est passé de 13 à 17 morts, dont plusieurs membres de l’équipage et des passagers. Parmi les victimes figurent notamment le lieutenant-général Mutombo Katalayi Tiende Joseph, premier président de la Haute Cour militaire, et le lieutenant-général Likulia Bakumi Lucien René, auditeur général des FARDC.
Le président Félix Tshisekedi a exprimé sa consternation et instruit l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances et les causes exactes de l’accident. Face à ce drame, les autorités ont annoncé trois jours de deuil national et la mise en berne des drapeaux. Une décision qui a naturellement suscité des hommages et de la compassion envers les familles des vi