Tramway de Kinshasa : le projet évalué à 9 milliards $

Le projet de réseau de tramway à Kinshasa est désormais présenté avec une enveloppe globale de 9 milliards de dollars. Cette première estimation a été communiquée à l’occasion d’une réunion tenue le 24 septembre 2026 à Bruxelles entre le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, et les entreprises engagées dans le projet, notamment le consortium Frateur-De Pourcq, Prume Tramway RDC et PowerChina.
Selon les informations communiquées à l’issue de cette rencontre, les échanges ont porté sur la finalisation de plusieurs aspects techniques, administratifs et contractuels avant le passage à une nouvelle étape du projet. Le réseau envisagé doit comprendre sept lignes interconnectées et relier notamment la Gombe, N’djili, Kintambo, Matete, l’Université de Kinshasa, Selembao, la Cité Verte et Mont-Ngafula.
Cette estimation de 9 milliards de dollars apporte une nouvelle indication sur l’ampleur financière d’un projet dont le montage reste en cours de structuration.
En mai 2026, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) avait présenté un schéma reposant sur un partenariat public-privé. Le financement devait être pris en charge par PowerChina et adossé à la cession de deux actifs de cuivre et de cobalt. L’identité de ces actifs et leur valorisation n’avaient cependant pas été rendues publiques.
Le chiffre de 9 milliards de dollars ne permet donc pas, à lui seul, de déterminer la valeur des actifs miniers appelés à soutenir le montage ni la part exacte qu’ils représenteraient dans le financement global. Ces paramètres dépendront notamment des modalités définitives du PPP.
Une première ligne visée pour novembre 2027
Le projet est en préparation depuis 2025. Le 8 octobre de cette année-là, le gouvernement congolais et le Consortium Tramways Kinshasa avaient signé en Belgique un accord de principe et un accord de collaboration. Ces textes constituaient une étape préparatoire à la conclusion du contrat de partenariat public-privé. À l’époque, la signature du PPP était envisagée pour novembre 2025.
En février 2026, le gouvernement indiquait cependant que plusieurs étapes restaient encore à franchir, notamment la consolidation du calendrier, l’alignement des études techniques, la structuration financière et la signature du contrat de PPP.
Le consortium avait alors annoncé qu’une première ligne express souterraine pourrait entrer en service à partir du 27 novembre 2027. Cette liaison doit notamment connecter la Gombe à l’aéroport international de N’djili.
À un peu plus d’un an de la date annoncée pour la première mise en service, la structuration contractuelle du partenariat public-privé n’est pas encore finalisée. La réunion de Bruxelles du 24 septembre montre que les discussions portent encore sur les derniers paramètres techniques, administratifs et contractuels du projet.